Par : Amar Ait Bara
La situation des hôpitaux est déplorable et surtout inquiétante. Celle-ci a fait l’objet d’une visite du président de l’assemblée populaire de wilaya d’Annaba, P/APW, pour s’enquérir des conditions de travail des blouses blanches en cette période de pandémie. Au service de chirurgie générale, ce dernier a dressé un tableau noir de l’état de l’hôpital CHU Ibn Rochd, lors de sa visite dimanche dernier, concluent des sources proches de cet établissement hospitalier. Sur les lieux, les médecins et professeurs ont porté leurs doléances et les conditions de travail peu confortables dans lesquelles exercent ces médecins. Selon un professeur en chirurgie, le Pr M.A, le service de chirurgie manque de tout, ni équipements de travail, ni de protection malgré les efforts déployés pour sauver les vies humaines. La prise en charge des cancéreux, avant le passage au centre anti-cancer est quasiment impossible par le manque de moyens et les ablations des parties atteintes de ces malades se font tardivement, ce qui favorise la propagation des nodules. En outre, ces médecins remettent en cause le manque de moyens qui se fait ressentir et, souvent ils font avec pour porter aide et assistance aux malades. Les équipements les plus basiques et indispensables, à savoir les gants de protection ne sont pas disponibles avec le risque de contracter une hépatite ou le HIV. D’ailleurs, ces chirurgiens sont exposés au quotidien aux problèmes de contaminations, surtout lors des interventions chirurgicales à l’issue desquelles certains médecins ont même choppé des virus et des microbes, en plus des contacts qui peuvent provoquer des contaminations au coronavirus. La situation est inquiétante et la grogne a gagné du terrain pour devenir une menace. Ainsi, le marasme a atteint son paroxysme et, selon les médecins du centre hospitalier universitaire, un préavis de grève a été lancé à partir du 20 février prochain, si les conditions ne s’amélioreront pas, concluent nos sources hospitalières. Ainsi, ces médecins ne peuvent plus travailler dans de telles conditions, c’est le ras-le-bol généralisé et ces derniers interpellent les responsables sanitaires à agir pour assainir la situation et surtout mettre à leurs dispositions le matériel de travail nécessaire. Ainsi, par déontologie et pour ne pas porter préjudice à cette noble mission, certains médecins s’abstiennent d’opérer des malades pour éviter les risques en les exposant au danger à cause, essentiellement du manque de moyens. Le P/APW, lui-même inquiet, s’est porté garant pour hisser les doléances de ces médecins au plus haut rang de la hiérarchie, notamment des autorités locales. L’hôpital est malade et nécessite des soins et nul ne peut travailler dans des conditions aussi lamentables, afin d’éviter les imprévus et les risques qui peuvent surgir et qui compliqueront davantage l’état de santé du malade, en quête d’une bonne qualité des soins








