Par : Hamid Baali
Après une accalmie trompeuse qui a fait baisser la garde à la population qui croyait naïvement s’être débarrassée de ce satané virus mortel, des signes précurseurs annoncent que la situation sanitaire se dégrade au fil des jours. De nombreux décès ont endeuillé des familles qui ont perdu des proches, terrassés par ces terribles variants, indien ou britannique, qui circulent librement dans les lieux publics. Le centre hospitalier de référence, installé dans un pavillon du complexe mère et enfant Mohamed Maâlem à Guelma, est devenu une forteresse car des mesures sévères sont prises par les responsables afin de limiter les contaminations. Des sources médicales nous ont confirmés que 30 cas positifs de Covid-19 ont été admis dans ce service ce samedi 24 juillet et leur état a nécessité leur hospitalisation ; Plusieurs patients sont en soins intensifs et sous oxygène et luttent contre une mort implacable. Le personnel soignant est mobilisé et fournit des efforts désespérés pour sauver des vies humaines car la situation a empiré ces derniers jours.
Des internautes activant dans les réseaux sociaux sont une précieuse source d’information des autochtones qui apprennent à chaud des décès survenus et les identités des personnes emportées par cette épidémie cruelle. Des familles contaminées par le Coronavirus, résidant dans les cités Agabi, Gahdour, Ain-Defla, Oued-Maiz et autres, sont confinées dans leurs logements et suivent un traitement approprié prescrit par le corps médical. En effet, de nombreux malades testés positifs préfèrent rester chez eux et prendre les médicaments recommandés par leurs médecins, car ils appréhendent la détérioration de leur cas en milieu hospitalier. Actuellement, le corps médical mène une lutte contre la montre pour endiguer ce fléau qui cause des ravages au sein de la population qui vit dans une psychose avérée et appréhende à juste titre une issue fatale. Le wali de Guelma s’est déplacé ce week-end à l’hôpital de référence pour constater de visu la situation qui prévaut, rendre hommage et encourager les soignants, tous corps confondus, dans leur noble mission.
La peur est de retour dans notre wilaya, car les voyants sont au rouge ! La gent féminine fait preuve de discipline en portant la bavette ou le masque de protection et en respectant à la lettre les consignes préventives édictées par les pouvoirs publics, en l’occurence l’observation des gestes barrières, la distanciation physique et l’application des mesures d’hygiène. En revanche, force est de déplorer que le protocole sanitaire n’est aucunement appliqué par des conducteurs de bus, de taxis, de véhicules particuliers et camions ! Dans les lieux publics, les marchés, certaines administrations, supérettes, magasins, des gens font fi des directives sanitaires et risquent de propager cette épidémie mortelle. Dans ce contexte des citoyens, conscients et respectueux des lois de la République, saisissent l’opportunité de notre journal pour lancer un appel pathétique aux réfractaires devenus un danger public ! Un retraité de l’éducation nationale, visiblement affecté par ce laisser-aller impardonnable nous déclare : ” Il est impératif que les autorités locales fassent preuve de fermeté en sanctionnant sévèrement les contrevenants. Les services de sécurité doivent être instruits afin d’opérer sans relâche des contrôles dans la rue, les lieux publics, les transports publics, les supérettes et magasins et infliger des sanctions sévères à ceux qui se croient tout permis ! La situation est grave et il est urgent que des mesures drastiques soient prises par nos responsables ! “.








