Par : Hamid Baali
Lors de la deuxième session ordinaire de l’APW, tenue mercredi dernier, des élus ont saisi l’opportunité de l’ordre du jour qui prévoyait les questions diverses, pour exposer aux autorités locales les préoccupations de la population. D’emblée, l’un d’eux s’adresse au wali : ” L’environnement est catastrophique dans la ville de Guelma qui est censée être la vitrine de la wilaya ! Des décharges d’ordures ménagères à ciel ouvert ternissent la qualité de vie des citoyens qui ne savent plus à quel saint se vouer ! La ville est sale car le ramassage des déchets souffre d’insuffisances avérées, les rues ne sont jamais balayées, les herbes sauvages dépassant la hauteur d’un homme envahissent les espaces verts, les squares, les terrains vagues, les alentours des cités, les jets d’eau et les deux piscines communales sont à l’arrêt depuis des lustres ! Des reptiles nichés dans les broussailles créent une psychose au sein des riverains ! La campagne de démoustication n’a pas été effectuée par les élus locaux et nous sommes agressés en permanence par ces satanés insectes ! Par manque de maintenance et de discipline de certains locataires, les vide-sanitaires des bâtiments collectifs sont inondés d’eaux infectes qui indisposent le voisinage. Les services de l’OPGI sont partie prenante et doivent intervenir dans l’immédiat afin de prévenir des épidémies et des maladies à transmission hydrique ! “.
Un autre locataire de l’APW s’étonne de la léthargie et de la démission des services compétents de l’APC qui sont aux abonnés absents puisqu’à la fin des travaux relatifs aux raccordements aux réseaux d’assainissement des eaux usées, à l’alimentation en eau potable, au gaz naturel, à l’énergie électrique, à la fibre optique, les opérateurs concernés quittent les lieux sans bitumer les fossés ! Cette carence caractérisée crée des nids-de-poule, des crevasses lors des chutes de pluie et pénalisent les piétons et les automobilistes.
Une jeune élue plaide pour la réalisation d’abris-bus pour permettre aux usagers de se soustraire aux intempéries. Elle estime que ce mobilier urbain est primordial et elle souhaite que la municipalité prenne en considération cette légitime préoccupation citoyenne.
Le chef de l’exécutif de wilaya a concédé que ces doléances sont fondées et il a donné des instructions fermes aux présidents des assemblées populaires communales, aux chefs de daïras et aux directeurs concernés aux fins d’y remédier sans tarder. Il reste à espérer que l’organisation des prochaines élections locales offrira l’opportunité aux électeurs de choisir les édiles qui le méritent, en l’occurrence ceux qui sont compétents, intègres, engagés et sincères.








