Le député Ali Lahoul a interpellé le ministre de l’Habitat sur plusieurs situations en suspens dans la wilaya d’Annaba. Des souscripteurs attendent la reprise de chantiers immobiliers abandonnés, tandis que des bénéficiaires de l’habitat rural rencontrent des difficultés pour construire et que plusieurs quartiers précaires nécessitent des solutions durables.
À l’occasion de l’examen du projet de loi de finances 2027 à l’Assemblée populaire nationale (APN), le député Ali Lahoul a soumis au ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Aménagement du territoire, Mohamed Tarek Belaribi, plusieurs préoccupations liées au secteur dans la wilaya d’Annaba.
Parmi les dossiers soulevés figure celui des acquéreurs de logements promotionnels dont les chantiers sont à l’arrêt depuis plusieurs années. Selon le député, certaines opérations ont été abandonnées par leurs promoteurs, dont les agréments ont depuis été retirés, laissant les souscripteurs sans solution. Il demande au ministre de préciser les mécanismes permettant de protéger ces acquéreurs et de favoriser l’achèvement des projets, notamment par le recours au Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière. Il souhaite également connaître les conditions d’intervention de ce dispositif dans les opérations concernées.
Des aides rurales sans terrain pour construire
Autre difficulté soulevée, celle des bénéficiaires de l’habitat rural qui ont obtenu leur aide avant le gel du programme dans les wilayas côtières, mais qui n’ont pas encore pu déterminer l’assiette foncière destinée à leur construction.
Ali Lahoul cite notamment 98 bénéficiaires à Seraïdi et plus de 12 à El Hadjar. Il demande au ministère d’examiner la possibilité de dérogations permettant à ces citoyens de régulariser leur situation foncière et de poursuivre les démarches nécessaires à la réalisation de leurs logements. La demande concerne des bénéficiaires qui, selon son intervention, avaient obtenu leur aide avant le gel du programme, mais qui se retrouvent aujourd’hui dans l’impossibilité de mener leur projet à terme.
À El Hadjar et El Bouni, la question des quartiers précaires
Les conditions d’habitat dans plusieurs quartiers constituent un autre volet de l’intervention. À El Hadjar, le député attire l’attention sur les quartiers de la Caroube, de Houricha et de la Résistance, où il réclame des solutions durables aux situations de précarité. Il insiste particulièrement sur le quartier de la Résistance, où des habitations se trouvent sous des lignes électriques à haute tension, faisant peser, selon lui, un risque sur la sécurité des résidents.
À El Bouni, les quartiers de Boukhadra, Djemaâ Hocine et Bouzaâroura sont également cités parmi les secteurs nécessitant une prise en charge. Le parlementaire demande un programme précis pour traiter les situations signalées et améliorer les conditions de logement des habitants.
Le LPA de Draâ Errich toujours en retard
Les retards enregistrés dans plusieurs opérations de logement promotionnel aidé (LPA) figurent également parmi les préoccupations adressées au ministre. Les projets concernés se situent notamment à Aïn Berda, dans le quartier de la Gantra à Sidi Amar et à Draâ Errich.
Le député met particulièrement en avant le programme de 500 logements LPA à Draâ Errich. Selon les informations qu’il présente, l’entreprise chargée des travaux a fait l’objet d’une deuxième mise en demeure en août 2026. Il demande au ministre de préciser les échéances retenues pour la reprise du chantier et la livraison des logements aux bénéficiaires.
AADL 3 et critères d’accès au logement
L’implantation des futurs sites AADL 3 soulève également des interrogations. Ali Lahoul demande que les tranches restantes soient rapprochées des grands pôles d’habitation, notamment El Bouni, Sidi Amar et El Hadjar. Il plaide pour une répartition tenant compte de la densité de population, de la localisation des lieux de travail et de l’accès aux services essentiels. Il souhaite aussi connaître les sites prévus pour les prochaines opérations dans la wilaya.
Enfin, le député appelle à revoir les conditions de ressources ouvrant droit aux différentes formules de logement. Il demande une révision du seuil minimal de revenu de 24 000 dinars qu’il évoque pour le logement social, ainsi qu’un relèvement du plafond de revenus applicable aux logements AADL et LPA, afin d’élargir l’accès à ces dispositifs.
Par : J.Seghir









