Les journées «Portes ouvertes», consacrées à la régularisation fiscale, ont débuté hier au niveau de l’Hôtel des finances, à l’initiative de la direction générale des Impôts (DGI). Cette opération, organisée du 10 au 14 mai 2026 à travers l’ensemble des services fiscaux du pays, s’inscrit sous le slogan : «La semaine de la régularisation fiscale : comprendre les mesures exceptionnelles et y adhérer».
À travers cette campagne d’information et de sensibilisation, l’administration fiscale entend expliquer aux citoyens et aux contribuables les nouvelles dispositions prévues par les articles 93 et 122 de la Loi des finances 2026, portant sur la régularisation volontaire et l’assainissement des dettes fiscales.
L’article 93 introduit un dispositif exceptionnel permettant aux personnes physiques et morales en situation fiscale irrégulière de régulariser spontanément les sommes non déclarées. Les contribuables concernés peuvent bénéficier d’un impôt libératoire unique fixé à 8%, sans pénalités fiscales ni poursuites, à condition d’effectuer leur déclaration avant le 31 décembre 2026.
De son côté, l’article 122 prévoit un mécanisme exceptionnel d’abandon et d’assainissement des créances fiscales. Les dettes datant de 2011 et des années antérieures font l’objet d’un effacement total, tandis que celles relatives à la période allant de 2012 à 2025 bénéficient d’une réduction de 30% sur les droits simples, avec annulation des pénalités de recouvrement.
Selon le directeur des Impôts, Bouteraa Farid, cette initiative représente «une occasion exceptionnelle» pour les citoyens et les contribuables souhaitant régulariser leur situation fiscale dans des conditions avantageuses. Il a également souligné que ces journées portes ouvertes ne constituent qu’une étape d’information supplémentaire, précisant que les citoyens pourront continuer à se renseigner et à bénéficier de ces mesures tout au long de l’année, jusqu’au mois de décembre 2026.
Les responsables du secteur affirment que cette démarche vise notamment à instaurer une relation de confiance avec les contribuables, à encourager l’intégration des fonds non déclarés dans le circuit économique officiel et à alléger les contentieux fiscaux accumulés depuis plusieurs années.
Par : I.S









