Les jours se succèdent et se ressemblent pour les habitants de la cité Kouhil Lakhdar, appelée communément Djenane Zitoune, dont la construction remonte, faut-il le rappeler, à 1958. Ces derniers vivent avec le spectre des effondrements, et interpellent, par le biais de leurs représentants, le wali de Constantine.
En effet, toutes les expertises effectuées par les services du CTC (Contrôle Technique des Constructions) montrent que sur cette cité plane l’ombre d’une catastrophe irrémédiable. Aucune réhabilitation n’est possible, avance, sous couvert d’anonymat, un cadre de cet organisme public. C’est toute une cité qui risque de s’écrouler, sous le regard indifférent des responsables ayant la charge du dossier de relogement des riverains.
Une opération qui tarde à venir. Ils sont nombreux les bâtiments de cette cité qui risquent de s’effondrer totalement. Et la liste risque de s’allonger si des mesures radicales ne seront pas prises dans les jours à venir. La situation est vraiment critique.
Ce quartier est, effectivement, sinistré et il a besoin d’un plan d’urgence. Nous ne voulons plus de promesses, pour reprendre les dires d’un locataire, mais des mesures allant dans le sens d’une réelle prise en charge de notre situation. Faut-il qu’une catastrophe surgisse pour venir ensuite recenser les victimes? Un scénario qui demeure, malheureusement, très plausible au regard de l’état avancé de dégradation des immeubles.
Il s’agit de vies humaines qu’il faudrait impérativement protéger. Pour rappel, les services de l’OPGI ont procédé, il y a plus d’une année, au recensement des locataires concernés par une éventuelle opération de relogement qui tarde à venir.
Par : A.A









