Les importateurs bénéficiaires de licences exceptionnelles doivent adresser un rapport mensuel à au ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations détaillant leurs activités en matière d’importation.
Dans une missive datée du 16 avril 2026 en provenance du Secrétariat général du ministère, les gérants des sociétés concernées sont formellement invités à faire remonter une synthèse des opérations d’import réalisées.
«Dans le cadre du suivi des opérations d’importation réalisées au titre des licences exceptionnelles accordées dans les domaines de la gestion, des équipements ainsi que des services, il vous est demandé de nous transmettre un bilan mensuel détaillé des importations effectuées par vos établissements», a écrit le ministère dans son courrier, invitant les uns et les autres à transmettre un bilan de manière périodique (version papier et version électronique sous format Excel) au plus tard le 10 de chaque mois pour le mois précédent.
Par ailleurs, il a été mentionné que pour les quatre premiers mois de l’année 2026, un règlement spécial a aussi été établi, les données devant être soumises avant le 10 mai.
Le ministère précise bien qu’il s’agit là d’une étape incontournable dans le processus. Ainsi, dans le cas de «non-envoi de ces données», la licence accordée sera simplement «annulée».
Cette exigence s’inscrit donc dans l’objectif de mieux encadrer les opérations d’importation. Elle doit assurer une meilleure transparence et un meilleur contrôle des flux, puisque les importateurs seront obligés de communiquer les détails de leurs activités à intervalles réguliers.
Un régime, faut-il le rappeler, qui s’inscrit dans la logique du Programme prévisionnel d’importation (PPI), lequel constitue un moyen de rationalisation des achats extérieurs en les ajustant sur les besoins réels du tissu économique du pays, selon le ministère du Commerce extérieur qui a instauré le PPI entre autres pour «anticiper les quantités à importer, réduire les déséquilibres et encourager la production locale».
Dans cette optique, le ministère a d’ailleurs réactivé récemment (du 14 au 30 avril) la plateforme numérique spécifique aux demandes supplémentaires, notamment pour cas de force majeure ou de hausse des capacités de production.
Au-delà de la contrainte administrative, l’obligation de reporting mensuel se veut un levier pour mieux structurer les importations, prévenir leurs dérives et conforter la stratégie nationale visant le développement de la production locale et à la promotion des exportations hors hydrocarbures.
Par : Elyas Abdelbaki










