C’est un véritable drame qui s’est produit, samedi, après le renversement d’un bus de transport de voyageurs, assurant la liaison entre Béchar-Tindouf, sur la Route Nationale 50, au niveau de la commune de Tabelbala (wilaya de Béni Abbès).
Selon un dernier bilan de la protection civile, l’accident a fait 14 morts et 34 blessés.
Tout en soulignant la nécessité d’« ouvrir une enquête approfondie pour déterminer les véritables causes de l’accident », le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, qui s’est déplacé sur les lieux, au lendemain de l’accident, en compagnie du ministre de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, a estimé que d’après les premiers éléments de l’enquête, le bus a dérapé en raison d’une vitesse excessive.
« Les premiers rapports prouvent que le dérapage et le renversement de l’autocar sont dus à la vitesse excessive, plus de 140 km/h. Un autocar qui se renverse seul sur une route, sans aucune autre voiture, ce n’est pas normal », a-t-il déclaré.
Les blessés se trouvant au niveau des structures hospitalières de Tabelbala et de Béchar, sont « dans un état stable », a-t-il ajouté.
D’autres ont été évacués en urgence vers l’hôpital militaire d’Ain Naadja, à Alger, a indiqué, de son côté, le ministère de la Défense nationale, soulignant que parmi ces dix blessés, « six relèvent des personnels de l’Armée Nationale Populaire (ANP) et quatre citoyens civils » et rappelant que parmi les 14 personnes décédées, deux étaient des militaires. Le chauffeur de ce bus, faut-il le souligner, fait partie des personnes décédées.
Ce accident tragique intervient moins de quatre mois après un accident similaire, impliquant également un bus de transport de voyageurs, qui a dérapé du pont de l’Oued El Harrach, à Alger, à la mi-août, et qui a fait, pour sa part, 18 morts et 25 blessés.
Dans cette affaire, à savoir le chauffeur, le receveur, un contrôleur technique et le propriétaire du bus ont été placés en détention provisoire.
Selon le procureur de la République près le tribunal de Dar El Beida, le conducteur et le receveur sont poursuivis pour « homicide involontaire, blessures involontaires et mise en danger de la vie d’autrui ». Le contrôleur technique est accusé de « falsification de document officiel et de violation délibérée des règles de sécurité», alors que le propriétaire du bus est poursuivi pour « usage de procès-verbal falsifié et de mise en danger volontaire d’autrui ».
Le parquet avait indiqué l’expertise menée a révélé plusieurs infractions. Par exemple, le bus circulait en surcharge et présentait des dysfonctionnements dans son système de freinage et de direction.
Or, si le parc routier de transport de voyageurs, vieillissant, est en cause dans la multiplication d’accidents graves, le facteur humain l’est tout autant.
Pour y remédier, l’exécutif prévoit l’amendement du code de la route en vue de durcir les sanctions en cas d’infractions.
Par : Elyas Abdelbaki












