L’opération se scinde en plusieurs étapes et s’effectue via les comptes des enseignants disponibles sur la plateforme numérique du ministère de l’Education nationale.
Le ministère de l’Education nationale a invité, hier, les enseignants souhaitant être mutés dans le cadre du mouvement annuel à soumettre leurs demandes exclusivement via la plateforme numérique. Le département M. Abdelhakim Belaabed a, en effet, dévoilé les dispositions relatives au mouvement annuel de mutation pour l’année scolaire 2025-2026. À travers la numérisation de cette opération, le ministère vise «à offrir un service public de qualité aux enseignants, en les accompagnant à chaque étape du processus».
L’opération se scinde en plusieurs étapes et s’effectue via les comptes des enseignants disponibles sur la plateforme numérique du ministère de l’Education nationale. Il s’agit de la déclaration d’intention de participer au mouvement, la demande de correction ou de mise à jour de leurs informations, la formulation des vœux, ainsi que l’accès à la liste des postes vacants ou susceptibles de le devenir, concernés par le mouvement. En ce sens, les directeurs d’établissements scolaires sont tenus de se conformer aux directives relatives à l’ouverture de l’espace personnel de chaque enseignant sur la plateforme numérique du secteur.
Il leur incombe, notamment, d’activer les comptes des enseignants en validant leurs demandes d’enregistrement dès réception du formulaire prévu à cet effet, selon le site la Patrie News, citant le ministère de l’éducation. La même source précise qu’une fois les listes des enseignants concernés établies – qu’il s’agisse de ceux qui souhaitent être mutés vers d’autres établissements ou de ceux contraints de participer – et avant d’ouvrir l’espace personnel aux intéressés pour vérification, les responsables (gestionnaires, chefs de bureaux, chefs de service ou inspecteurs) doivent contrôler et valider ces listes.
Le rôle des directeurs d’établissements
Aussi, les directeurs d’établissement doivent extraire la liste des enseignants concernés placés sous leur tutelle, après vérification et confirmation via la plateforme du ministère. « Cette liste nominative, signée et tamponnée, doit être contresignée par les enseignants concernés. En cas de refus de signature, une remarque est à inscrire, puis une copie doit être envoyée à la direction des ressources humaines de la direction de l’Éducation », rapporte le site d’information.
Les directeurs d’établissements sont également chargés de saisir les notes administratives et les fiches d’évaluation des enseignants concernés sur la plateforme numérique du ministère, et de les vérifier et confirmer. L’enseignant, lui, peut vérifier, via la plateforme, s’il figure sur la liste des concernés. En cas d’absence de son nom, il peut adresser une demande électronique à la direction de l’Éducation dans le délai fixé par le calendrier officiel.
En outre, il est tenu de téléverser tous les documents justificatifs concernant sa situation personnelle et professionnelle dans les délais impartis. L’identification des postes vacants et susceptibles de le devenir constitue une condition essentielle à la réussite de l’opération, au même titre que la validation des listes d’enseignants concernés et la possession de comptes personnels actifs sur la plateforme.
« Tout manquement à ces conditions pourrait compromettre l’ensemble du processus », prévient le ministère. De leur coté, le chef du service des ressources humaines de la direction de l’Éducation, ainsi que les gestionnaires et chefs de bureau, ont l’obligation de s’assurer du «contrôle, de la vérification et de la confirmation des postes via leurs comptes personnels sur la plateforme numérique ».
La liste des postes vacants ou susceptibles de l’être sur la plateforme comprend les postes occupés temporairement durant l’année scolaire 2022-2023 par des enseignants contraints de participer au mouvement et déjà inscrits sur la plateforme, mais également les postes occupés pour trois ans en 2023-2024 par des enseignants ayant exprimé leur souhait de participer au mouvement.
Résultat et validation
Ladite liste comprend également les postes vacants effectifs, à l’exclusion de ceux occupés jusqu’au 23 mars 2025 par des enseignants contractuels concernés par la procédure d’intégration décidée en Conseil des ministres du 23 mars 2025, toujours en poste à ce jour.
Selon le ministère de l’éducation, les postes susceptibles de devenir vacants sont ceux des enseignants ayant déclaré leur intention de mutation via leur espace personnel. S’agissant du choix des établissements par les enseignants, il est précisé que les postulants doivent sélectionner, via leur compte sur la plateforme https://ostad.education.dz, les établissements dans lesquels des postes vacants ou susceptibles de l’être sont publiés. D’après les éléments communiqués par le ministère, tout enseignant nommé de manière définitive et souhaitant participer au mouvement est tenu de choisir au minimum un établissement.
Il peut en sélectionner jusqu’à dix, ou autant que le nombre de postes disponibles s’il est inférieur à dix. À défaut de validation des vœux, il sera considéré comme ayant renoncé à sa participation. L’enseignant obligé de participer au mouvement doit, quant à lui, choisir au moins cinq établissements dans la limite de dix, ou autant que le nombre de postes disponibles. En cas de non-saisie des vœux, la commission administrative paritaire sera habilitée à l’affecter de manière définitive à tout poste restant vacant après traitement des mouvements.
Les résultats du mouvement, après étude par la commission administrative paritaire et validation, seront confirmés sur la plateforme et publiés dans l’espace dédié aux enseignants afin qu’ils puissent en prendre connaissance. Par ailleurs, les arrêtés de mutation, d’affectation et de titularisation doivent être extraits de la plateforme, signés et tamponnés par les directeurs de l’Éducation, puis envoyés aux établissements d’origine, pour remise aux enseignants concernés avant leur départ en congé annuel.
Par : Akram Ouadah










