Rien ne va plus entre le Syndicat d’entreprise et la direction de Fertial. Le climat social n’est pas des meilleurs au sein de l’entreprise des fertilisants des Unités d’Annaba et d’Arzew, en raison du blocage des dossiers socio-professionnels depuis 2021.
Il est reproché à la direction générale de faire la sourde oreille aux revendications des travailleurs ainsi que le report, à plusieurs reprises, des négociations qui s’effectuent en visioconférence, dont la dernière en date remonte au mois de novembre 2023, cela, en raison de l’absence prolongée du directeur général, Stéphane Dieudé.
Dans une longue lettre adressée à ce dernier et dont nous détenons une copie, le Syndicat d’entreprise, par la voix de son secrétaire général, Cheloufi Chaker, invite le DG à retourner à la table des négociations et à satisfaire aux revendications exposées au cours de la dernière réunion et qui sont restées sans suite.
Il s’agit, entre autres, de la prime annuelle d’encouragement de la production d’ammoniac pour l’année 2021 qui représente 2,1% du salaire mensuel. Ce qui équivaut à une production évaluée à 95%, confirmée par le Conseil d’administration, le directeur général, la directrice des Ressources humaines ainsi que les directeurs d’usines d’Annaba et d’Arzew.
Autres revendications concernant la gratification accordée par l’entreprise sur le salaire des employés appelés communément BONUS des unités d’Annaba et d’Arzew pour l’exercice 2021, conformément à l’article 174 de la convention collective. Alors que les travailleurs de l’unité d’Arzew attendent toujours le BONUS de l’année 2022 et l’unité FertIal d’Annaba est exempte de cette prime. En cause, un arrêt de production qui a duré près de sept mois, faisant suite à un grave sinistre qui a causé des dommages importants sur un équipement stratégique dans la chaîne de production d’ammoniac.
Le secrétaire général du Syndicat de l’entreprise FERTIAL a exprimé, à travers cette lettre, sa vive préoccupation quant à l’éloignement physique du premier responsable de l’entreprise depuis plus de deux ans et demi qui affiche un certain laxisme pour la satisfaction des revendications légitimes socio-professionnelles.
La direction est appelée à changer la pratique de dialogue avec le partenaire social. Les emails et les réunions par visioconférence ne peuvent pas promouvoir un dialogue efficace et trouver une solution pour cette option. Cette situation est devenue un obstacle dans les négociations. «Nous tenons à vous informer, à travers cette correspondance, que vous êtes le seul canal de négociations et que nous ne sommes pas contraints à traiter avec le président du Conseil d’administration. Nous voudrions des réponses directes de votre part». C’est ce qu’a tenu à mettre en exergue le secrétaire général du Syndicat, en faisant allusion à la présence physique du directeur général de l’entreprise dont l’absence inquiète inlassablement les travailleurs.
Par : A.Ighil






