Les services de la commune de Sidi Amar prennent des mesures contre la déambulation des bovins et de leur élevage au sein des zones urbaines. C’est ainsi, que les autorités de la wilaya d’Annaba ont mis en œuvre des décisions de démolition de ces étables et leur transfert vers la zone de «Boufernana».
Les propriétaires, touchés par cette mesure, ont été informés des décisions de démolition concernant les 11 étables, leur accordant un délai de 8 jours pour liquider le cheptel ovin, avec la préservation d’une seule, abritant 250 têtes de moutons.
Dans ce contexte, le wali, Abdelkader Djellaoui, a décidé de fournir un cadre immobilier spécifique pour le déplacement de ces bétails. Parallèlement à cela et conformément aux directives du chef de l’Exécutif, les éleveurs ont été dirigés vers la zone «Boufernana», désignée pour être exploitée comme zone alternative pour l’élevage des bestiaux en dehors des zones urbaines, en attendant la régularisation des terrains.
Cette mesure intervient à la suite d’une vaste campagne lancée par la commune de Sidi Amar pour confisquer les bêtes errantes dans les zones urbaines.
Ladite campagne a été menée sous la supervision du maire de la commune d’El Hadjar et de celui de Sidi Amar, en collaboration avec les Services de sécurité. De nombreuses confiscations d’animaux ont eu lieu dans le centre-ville, conformément aux instructions du wali qui ont été débattues lors d’une réunion le 19 décembre dernier au niveau du siège de la commune d’El Hadjar.
Cette campagne a visé à appliquer des mesures légales contre les contrevenants et à avertir les éleveurs des conséquences en cas de non-respect des décisions d’interdiction de la déambulation des animaux.
Cette décision prise par le wali est mise en place afin de combattre ce phénomène qui déforme l’aspect urbain et esthétique des quartiers citadins de la wilaya, visant à préserver l’intégrité visuelle et le caractère harmonieux des espaces publics pour le bien-être de la communauté locale.
Réouverture des marchés aux bestiaux
Face à ces nouvelles, une lueur d’espoir est apparue suite à une décision annoncée, hier, par le wali, M. Djellaoui. Ayant atteint le taux d’inoculation requis par le ministère, il vient de déclarer la réouverture des marchés aux bestiaux, offrant ainsi un soulagement bienvenu aux éleveurs récemment touchés par les démolitions.
Dans un communiqué émis ce lundi, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a établi un seuil minimal de vaccination à 80% pour la réouverture desdits marchés. Ce seuil a été largement dépassé, avec un taux d’inoculation atteignant 92,93%.
Cette décision de réouverture englobe les deux marchés de Berrahal, ainsi que ceux de Sidi Amar, d’El Hadjar et d’Ain El Barda. Toutefois, elle est conditionnée par le strict respect des règles sanitaires.
L’obligation absolue de vacciner tous les animaux accédant au marché est imposée, avec la nécessité de présenter un certificat de vaccination valide. De plus, un certificat sanitaire émis par un vétérinaire est requis pour le transport, et la désinfection est obligatoire tant pour les marchés que pour les véhicules entrant et sortant.
Il convient de rappeler que la suspension de ces marchés a été mise en place par mesure préventive contre la fièvre aphteuse, touchant le cheptel dans certaines wilayas du pays. Cette mesure vise à protéger la richesse animale contre une éventuelle maladie contagieuse et transmissible pouvant affecter le patrimoine animalier de la wilaya à tout moment.
Cette annonce répond aux préoccupations des éleveurs, offrant une solution constructive pour concilier l’élevage de bétail et les impératifs urbains. Elle témoigne de la volonté des autorités locales d’harmoniser les activités agricoles avec le développement urbain, favorisant ainsi un équilibre durable entre les besoins de la communauté et la préservation des activités traditionnelles.






