Dans la matinée de jeudi, à 9 heures précisément, la quiétude de la zone basse du quartier «Les 100 logements» a été soudainement rompue par un bruit continu semblable à celui d’un fleuve en furie : le poclain qui, depuis des jours, s’activait çà et là dans le cadre de la réfection du réseau des eaux usées, en creusant la terre pour permettre la pose d’un tuyau de raccordement, a brisé la conduite du gaz de ville.
La panique s’est emparée des riverains comme des passants qui n’ont pas immédiatement réalisé ce dont quoi il s’agissait. C’est l’odeur du gaz qui fuitait dans l’espace qui a spontanément mis fin aux questionnements des uns et des autres. Dès qu’alertés, les éléments de la Protection civile se sont rendus sur les lieux à bord d’une ambulance et d’un camion-citerne pour l’extinction d’un éventuel feu, en cas de nécessité.
Mais ils ne pouvaient rien faire car il fallait attendre que des agents de la Sonelgaz de Berrahal, informés du problème, arrivent sur les lieux. La démarche a duré une heure, pas moins! Ces agents, après avoir provisoirement jugulé la fuite avec un outil approprié, sont repartis à Berrahal pour ramener le matériel adéquat et procéder à un nouveau raccordement. Ce qui fut fait en début d’après-midi.
La question que tout le monde se posait est relative au manque ou à l’absence de coordination entre l’entreprise privée chargée des travaux et la Sonelgaz. Un de ses agents dépêchés sur les lieux nous a assuré qu’ils leur avaient pourtant indiqué le cheminement de la conduite du gaz de ville. Suffisait-il d’une indication verbale? La logique ne recommande-t-elle pas la remise d’un plan précis. On peut affirmer que la catastrophe a été évitée, car il suffisait de la présence d’un passant, une cigarette au bec à ce moment-là et à cet endroit-là, pour que l’on soit face à l’irréparable.
Mais ce n’est pas la première bévue signalée depuis que cette entreprise a été retenue pour réaliser l’important projet de la réfection de la galerie souterraine. Le poclain s’est déjà négativement distingué en piochant là où étaient enterrés les câbles électriques de la moyenne tension. Ce qui a provoqué une forte explosion, comme nous l’avons rapporté dans l’édition du 15 octobre 2023. Quoi de plus grave que le gaz et l’électricité? Cette entreprise s’est illustrée par des bévues dans les deux registres, heureusement sans faire de victimes. Il reste à souhaiter que l’achèvement des travaux s’accomplisse sans préjudice par ces temps où le tâtonnement tente de s’ériger en mode d’emploi.






