Par : Ait Bara Amar
La nuit tombée, plusieurs rues des quartiers de la ville d’Annaba sont plongées dans le noir et deviennent un risque pour les passants et les riverains refusent d’emprunter ces itinéraires par peur d’être agressé. Et cette situation confuse permet aux délinquants d’exercer pleinement et en toute quiétude leur commerce favori et illégal, à savoir la vente de drogue. Hormis les grands boulevards côtiers de la ville, régulièrement fréquentés, qui sont illuminés convenablement avec des lampes LED qui ont été placées pour la circonstance à l’approche de la saison estivale, les autres quartiers sont complétement oubliés. Sauf que Annaba n’est pas composée uniquement du boulevard du 1er novembre, de l’ex-Chapuis, du cours de la révolution ou encore celui de l’ex-Saint Cloud, mais également d’autres artères aussi importantes les unes que les autres et qui nécessitent un intérêt particulier. Toutes les rues et boulevards doivent également jouir d’une attention particulière en matière de maintenance de l’éclairage public qui est devenu la vitrine de la ville afin de donner un bel exemple de la prise en charge. Certaines autres ruelles ne possèdent même pas d’installations électriques, encore moins de poteaux d’éclairage public pour faire encore plus de mécontents. A titre d’exemple, tout le long du nouveau pont qui a remplacé le pont Y, aucune lampe ne fonctionne et tous les panneaux photovoltaïques sont défaillants, synonyme de manque d’entretien et de maintenance curative. Au niveau du quartiers Rym, l’éclairage public fait également défaut au même titre que celui du quartier Coudiat, une cité située sur les hauteurs de la cité des Orangers où toutes les lampes grillées ou cassées n’ont pas été changées depuis le temps. En outre, les habitants du quartier Safsaf ont eu l’ingénieuse idée d’allumer des bougies la nuit, tout au long de l’artère de leur cité qui se trouve dans le noir depuis trois années, une manière civique de manifester leur désarroi et leur mécontentement. Ainsi, en guise de protestation et, à travers ce geste, ces derniers comptent interpeller les pouvoirs publics afin de mettre fin à leur marasme et de même réitérer leurs doléances pour attirer l’attention encore une fois de ces derniers sur ce qu’ils endurent. Par conséquent, dans certains quartiers de la ville, ce sont les jeunes délinquants qui procèdent à la détérioration des poteaux électriques et des lampes afin de ne pas se faire repérer par les caméras de surveillance et être arrêtés par les forces sécuritaires. Cependant, certains quartiers qui ont connu différents travaux hydrauliques sont toujours dépourvus d’éclairage public ; les riverains prennent leur mal en patience et attendent toujours leur rétablissement.






