Toutes les stations urbaines à Constantine étaient désertes, ou presque, durant le deuxième jour de l’Aïd El-Adha. Seuls les bus bleus de l’ETUC, entreprise publique de transport urbain et para-urbain de Constantine, ont assuré la desserte des citoyens durant cette journée de fête marquée par une vague de chaleur exceptionnelle.
Les autres transporteurs privés ont brillé par leur absence au grand dam du citoyen. Ce dernier a été contraint de recourir à ses propres moyens, les taxis entre autres, pour se déplacer et visiter ses proches durant cette journée de fête. Certes, la situation a pénalisé toute une population, mais elle a permis à la ville de gagner en termes de pollution de l’air, qui a certainement baissé durant ce deuxième jour de l’Aïd. À quelque chose malheur est bon, n’est-ce pas? Cependant, avec des bus vétustes, les transporteurs privés continuent, depuis de très longues années, d’assurer le transport du citoyen qui ne cesse, d’ailleurs, de décrier la qualité des prestations de services accordées par le privé.
Par ailleurs, cette absence de moyens de transport durant l’Aïd n’est, en effet, qu’une suite logique à cet amer constat, auquel tout le monde adhère. Même avec une qualité qui laisse à désirer, la population a certainement le droit au minimum en matière de transport en commun.
Les services de la direction des Transports sont, encore une fois, dans le collimateur de la population. Des réquisitions aux transporteurs sont, sans doute, un des moyens de gérer la situation et garantir, par conséquent, le transport à des usagers désabusés qui ne savent plus à quel saint se vouer. Il est à souligner que cette situation est une aubaine pour les chauffeurs de taxis, à la fois, légaux et clandestins. Ces derniers n’ont pas dérogé à la règle en doublant leurs tarifs durant cette période de fête.
Par : A.A










