À la veille de la visite historique du Pape Léon XIV en Algérie, une vive polémique prend de l’ampleur en France. Plusieurs médias et figures publiques semblent avoir coordonné des critiques inhabituelles visant le souverain pontife, dans un contexte politique et médiatique déjà tendu autour des relations franco-algériennes, rapporte le site TSA dans son édition d’hier.
Attendu aujourd’hui à Alger, le chef du Vatican se rend dans le pays de Saint Augustin pour une visite à forte portée symbolique. « La visite du Saint-Père en Algérie constitue une première historique. Une Visite porteuse d’un message à la fois symbolique, spirituel mais aussi politique. Le pape Léon XIV prolonge ainsi la volonté d’approfondir le dialogue entre l’Église et l’Algérie, terre profondément liée à l’histoire du christianisme, notamment à travers la figure de Saint Augustin », a pour sa part déclaré hier sur la Radio Alger chaine 3 Chems-Eddine Mohamed Hafiz, recteur de la grande Mosquée de Paris.
Ce déplacement inédit marque ainsi une volonté affichée de renforcer le dialogue entre le monde chrétien et le monde musulman, comme le soulignent de nombreux médias et agences internationaux. Mais cette initiative diplomatique et spirituelle ne fait pas l’unanimité dans une France rongée par l’extrême droite et un discours algérophobe portée à son paroxysme. En France, elle intervient en effet dans un climat marqué par des tensions autour des questions identitaires et migratoires, souvent instrumentalisées par certains courants politiques. Dans ce contexte, plusieurs médias français ont multiplié les publications critiques. Le magazine L’Express a, note TSA, notamment publié une enquête évoquant un supposé « pouvoir caché du Vatican » et une « offensive diplomatique » du Saint-Siège.
De son côté, l’écrivain Kamel Daoud, dans une tribune parue dans Le Point, s’est dit « consterné » par la portée politique que pourrait revêtir cette visite, déversant , encore et encore, son venin sur tout ce qui a trait à l’Algérie.
Le quotidien Le Figaro a également relayé des propos de Boualem Sansal, qui a dénoncé une prétendue absence de liberté pour les chrétiens en Algérie, des accusations régulièrement contestées par les autorités algériennes. Celui qui veut aller jusqu’au bout de …..l’indignité ne rate, lui aussi, aucune occasion pour s’attaquer à un pays qui lui a tout donné.
Pour de nombreux observateurs, ces réactions s’expliquent en partie par la portée symbolique de la visite. En inscrivant l’Algérie dans son agenda, le Pape envoie un signal fort, contredisant certains discours affirmant l’isolement du pays sur la scène internationale, fait remarquer TSA.
Par : Akram Ouadah












