L’université d’Alger s’apprête à accueillir, les 25 et 26 novembre prochains, une rencontre scientifique inédite consacrée à l’exploration des imaginaires de l’orientalisme colonial.
Organisé conjointement par la Faculté des lettres et des langues, le laboratoire Litalsa et l’Institut culturel italien d’Alger, l’événement ambitionne de jeter un regard neuf sur un pan complexe de l’histoire culturelle et artistique.
Sous la direction du Dr Nabila Kadir et du Pr Souad Khelouiati, cette première édition réunira des universitaires, historiens, linguistes et créateurs venus débattre de la manière dont l’Orient a été représenté, interprété et souvent instrumentalisé dans les discours occidentaux. Les organisateurs entendent revisiter, à la lumière de la pensée d’Edward Said, la dimension idéologique de l’orientalisme et les formes de domination symbolique qu’il a engendrées.
L’Algérie servira de point d’ancrage à cette réflexion : territoire d’expérimentation de l’imaginaire colonial, elle illustre comment les arts – littérature, peinture, musique, cinéma – ont contribué à construire une image de l’Orient marquée à la fois par la fascination et la mise à distance. Ces représentations, estiment les chercheurs, continuent encore d’influencer la perception des cultures orientales dans le monde postcolonial.
Au-delà des communications, ce colloque se veut un espace de confrontation d’idées et d’échanges entre disciplines. En revisitant les traces laissées par l’orientalisme dans la pensée et la création, les participants espèrent ouvrir la voie à une relecture critique et émancipée de ce patrimoine symbolique qui continue de nourrir les débats contemporains.
Par : Sabri K









