Tel est le thème d’une rencontre régionale qui sera organisée le 27 mai prochain par le bureau exécutif de la wilaya d’Annaba de l’Union nationale des compétences et des cadres (UNCC) créée au mois de décembre 2019. Cet évènement, premier du genre, regroupe plusieurs représentants de l’union de plusieurs wilayas de l’Est du pays.
Cette rencontre se déroulera au palais de la culture Mohamed Boudiaf. Selon la présidente du bureau de wilaya de cette organisation, madame Ben Kara Kamra, ancienne commis de l’État au sein des collectivités locales, « Un nombre important d’associations de la société civile, tous secteurs confondus, seront conviées à cette rencontre ».
Cette journée sera essentiellement consacrée à la prise en charge des préoccupations de la société civile « à partir de débats qui auront la part du lion lors de cette journée », dira madame Ben Kara. « Il était temps de donner la parole aux compétences et aux cadres souvent marginalisés », nous signale un des membres d’une association participante à cette journée.
En vérité, malgré les réformes éducatives entreprises par l’État, l’Algérie enregistre un taux préoccupant de chômage des diplômés, un recrutement de compétences étrangères, une fuite des cerveaux vers des pays offrant des conditions de formation, de recherche et d’emploi plus satisfaisantes.
L’exemple le plus édifiant est celui du secteur de la Santé. Il y a quelques mois, le président du Syndicat autonome des praticiens de santé publique (SNPSP), a révélé que, durant seulement une semaine, près de 1.200 médecins algériens s’apprêtent à quitter le pays pour rejoindre la France, leur nouvelle terre d’accueil. Les autorités de santé françaises ont en effet publié la liste des praticiens ayant satisfait aux épreuves de vérification des connaissances, organisées au titre d’une seule session, sur laquelle figurent des centaines de noms de professionnels algériens.
Selon certains praticiens algériens, le phénomène de la fuite des compétences n’est pas nouveau, mais s’accentue d’année en année, et finit par vider le secteur public de ses ressources dans tous les domaines.
Par : A.Ighil












