La journée nationale du Chahid envoûtée des pieuses effluves et senteurs ramadhanesques, est célébrée en 2026 dans la wilaya de Guelma, dans sa liesse habituelle, rehaussée par la forte présence populaire, sur fond d’une prise de conscience collective mettant en relief la notion du raffermissement du devoir de mémoire dans l’indéfectible fidélité au serment à l’endroit de nos martyrs.
Les autorités locales rehaussent de leur présence la rituelle levée des couleurs qui est suivie de divers actes cérémoniels liés aux constatations d’opérations liées au développement local, ponctuée à l’occasion par des visites de veuves de martyrs et d’anciens moudjahidine, alités, au crépuscule de leur vie, méritant tant de bouffées de chaleur humaine, sacralisant ainsi la haute valeur des symboles de l’abnégation et de la bravoure d’une génération d’immortels qui ont jadis balisé le chemin de notre indépendance, levant le joug d’une longue nuit coloniale oppressive.
Mémoire du sacrifice et promesse d’avenir
Tous les carrés de martyrs essaimant le territoire national sont à l’effigie du sacrifice suprême de nos aînés, qui renferme le message sacré de préserver les legs hérités en perpétuant leur mémoire dans l’osmose générationnelle qui encadre l’actuel combat contre le sous-développement et l’oubli, militant pour les droits d’émancipation de tout un peuple dans la paix et la liberté tout en appréciant cette généreuse indépendance de l’Algérie sociale digne et fière de sa souveraineté rêvée par nos martyrs.
Dans une lecture chronologique de l’effet subliminal mettant en exergue les grandes actions du développement national opérées par les Bâtisseurs de l’Algérie Nouvelle, nous relevons cette impression qui lie un mouvement d’ensemble dans la triade du passé revisité, le constat du présent et un futur projeté où l’on se doit par devoir de mémoire, de marquer un temps de réflexion à chaque repère de notre Histoire, de s’y recueillir foncièrement dans une optique de mieux rebondir vers un avenir plus sûr.
Sacrifice, souveraineté et vérité
La journée du Chahid porte le symbole foncier et fondamental du grand sacrifice de notre peuple, où dans sa rude épreuve, il a donné ses meilleurs enfants sur l’autel de la liberté et de la justice pour ressusciter l’Etat Algérien enfoui sous 132 ans de colonisation brutale et oppressive. Nos actes commémoratifs glorifiant notre Histoire nationale s’inscrivent en consolidation de notre devoir de mémoire, de conscience et de morale, en vue de revaloriser et sauvegarder nos legs sacrés en héritage à transmettre en toute fierté à nos générations montantes.
Ce comportement moral tend aussi à contrer les malveillants discours de l’école de l’histoire coloniale qui ne cherchent qu’à nous imposer leur diktat controversé dans l’interprétation des “bienfaits de la colonisation et ses aspects positifs”, une interprétation du colonialisme qui fût irrémédiablement catalogué par l’Histoire universelle, comme étant une entreprise criminelle contre les peuples autochtones, un génocide identitaire prémédité et l’un des plus abjects crimes contre l’Humanité.
Cette école de l’histoire coloniale a toujours été soutenue par un bien-pensant imbu à être gavé par les concepts de l’internationale sioniste et qui reste frappée de cécité au point de faire croire à leurs générations successives que “cette Algérie” n’était qu’une terre vierge inconnue, habitée par des primates dans les forêts, sans faire allusion aux méfaits de leur première conquête qui avait mis en branle un dispositif d’extermination radicale de tous les autochtones.
Sa dernière publication controversée rédigée par un historien en herbe et en quête de notoriété, tente de noyer les évidences à travers des clichés trompeurs qui escamotent les crimes de la conquête (tueries-viols, pillages exils forcés…), les massacres du 8 mai 1945, et le crime nucléaire dans le sud algérien, entre autres.
La diversion reste apparente lorsqu’il aligne aux marques les “réseaux des porteurs de valises” que l’Algérie respecte, avec Bugeaud “l’exterminateur”, Montagnac “le coupeur de têtes” ou Camus qui “aimait l’Algérie sans les algériens”. Ces lambeaux de la dénégation incitent nos historiens à agir pour remettre les axiomes dans le bon sens de notre Histoire qui prend ses racines dans la saga de Massinissa, Jughurta, Juba I et II.
Mémoire nationale et dérives des débats de diversion
A chaque cérémonie de levée des couleurs nationales, nous dénotons l’affluence mesurée des survivants aux profondes blessures dans leur chair, ceux qui résistent encore aux vicissitudes de la vie et de l’instrumentalisation pour ne pas sombrer dans le renoncement, pour mieux se prémunir contre les tentations existentialistes et éphémères. Cette mosaïque humaine présente un vibrant mouvement d’ensemble et dessine une chorégraphie générationnelle à même de préserver notre dignité.
D’aucuns vous diront que le chemin de l’errance peut mener vers les mares boueuses et machiavéliques des débats stériles de diversion, fomentés par les officines occultes où foisonnent les cellules dormantes en perpétuelle mission d’assassiner l’immortelle mémoire.
Leur inquisition d’inspiration surannée formule le changement de l’hymne national, substituer l’emblème national, l’embrigadement de l’ANP dans les casernes et ouvrir les frontières aux aventuriers mercenaires, dérouler le tapis rouge aux pieds noirs racistes et aux harkis ou encore d’adhérer à l’obscurantisme wahabo-alaouite-sioniste qui suggèrent honteusement de renouer des relations avec l’entité criminelle sioniste, crachant ainsi sur nos valeurs existentielles et sur nos principes directeurs puisés de la proclamation du 1er novembre 1954,qui constitue la feuille de route immuable pour la Nation algérienne.
Quand la mémoire défie les mensonges
N’en déplaise à ceux qui persistent à végéter dans la franc-maçonnerie et le sionisme international, pour concocter un remake du débarquement de la baie des cochons, en mobilisant son carré de truies et marcassins mal léchés, au grand risque de disloquer leur propre maison-harem vassalisée par l’empire du diable.
N’en déplaise aux chameliers mal intentionnés qui continuent de porter les œillères et dirigés par la haine gratuite envers notre peuple et notre armée populaire. Nos militaires, enfants du peuple, resteront toujours à leurs postes de combat à nos frontières prêts à l’éradication de tous les desseins aventuriers. Circulez ! Ici en Algérie et dans tout le continent africain, il n’y a ni terre promise, ni temple de Salomon.
Le réveil du combattant palestinien, qui a détruit toutes les légendes d’invincibilité de l’occupant sioniste, a enclenché un processus de libération des Terres Saintes qui va évacuer toutes les impuretés génocidaires imposées par les hordes occidentales et leurs diaboliques mensonges et les falsifications de l’Histoire de l’Humanité fomentées par un gouvernement mondial injuste et arrogant.
Le processus de criminalisation du colonialisme vient d’être enclenché à partir des terres africaines ayant subi les affres du code noir et de celui de l’indigénat. Ceci est à l’initiative souveraine de l’Algérie qui sera aux premières loges pour voir si les mauvais élèves de l’Histoire coloniale vont continuer leur danse macabre autour du feu sur leur streaming du troll structurant leurs guerres cognitives agressives insensées. Les promesses divines seront inexorablement tenues et l’aube de la vérité éternelle ne sera pas escamotée. Demain sera un autre jour et le combat continue.
Par: Mohammed MENANI






