L’étude de faisabilité actualisée du cabinet britannique Penspen confirme la viabilité technique et la forte rentabilité économique de ce corridor énergétique stratégique reliant le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie.
Long de près de 4 200 kilomètres, le Transaharien gazoduc ( TSGP) représente l’un des projets énergétiques les plus ambitieux du continent africain. Selon les conclusions de l’étude, publié cette semaine, le gazoduc dispose des atouts nécessaires pour devenir un axe d’approvisionnement stratégique capable de transporter jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an vers les marchés européens. L’un des principaux enseignements du rapport, consulté par Le Provincial, concerne la nouvelle configuration de la section algérienne du projet. Penspen valide, en effet, le choix d’Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, comme futur hub d’interconnexion du gazoduc.
Cette option permet de connecter directement le TSGP aux bassins gaziers de Touat et de Reggane, dont la production annuelle avoisine actuellement 8 milliards de mètres cubes. De la sorte, le gaz acheminé depuis le Nigeria convergerait vers Aoulef avant d’être dirigé vers Hassi R’Mel, principal centre gazier du pays.
Cette intégration aux infrastructures existantes de transport et d’exportation constitue un ”avantage compétitif majeur, réduisant les coûts d’investissement tout en renforçant l’efficacité opérationnelle du projet”, souligne le rapport. Dans un contexte international marqué par la recherche de nouvelles sources d’approvisionnement énergétique, le TSGP apparaît comme une solution crédible pour contribuer à la sécurité énergétique européenne.
Le projet consolide également la position de l’Algérie en tant que corridor énergétique entre l’Afrique subsaharienne et l’Europe. Pour les partenaires du projet, est-il précisé, cette validation par Penspen constitue un signal fort adressé aux investisseurs et aux marchés. En ce sens, elle conforte la perspective de concrétisation d’une infrastructure appelée à jouer un rôle central dans les échanges énergétiques entre le continent africain et l’Europe au cours des prochaines décennies.
Par : Akram Ouadah









