Les relations entre Paris et Alger montrent des signes d’amélioration, marquées par une reprise du dialogue politique et technique. Dans ce climat plus apaisé, le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a réaffirmé, de nouveau, sa disponibilité pour se rendre prochainement en Algérie, une visite appelée à relancer la coopération entre les deux pays.
Invité sur BFMTV dimanche soir, il rappelle que son homologue algérien, Saïd Sayoud, l’a officiellement convié à venir à Alger, une invitation qu’il dit avoir acceptée volontiers. Selon lui, les équipes des deux ministères travaillent déjà aux préparatifs techniques nécessaires à cette visite.
« Pas de raison de douter de la bonne volonté de mon homologue »
Laurent Nuñez souligne que les premiers échanges entre les équipes françaises et algériennes ont débuté. « Mon homologue (algérien) m’a invité et je lui ai répondu que je me tenais à disposition pour m’y rendre », rappelle-t-il, en soulignant qu’il suit aussi l’évolution des laisser-passer consulaires concernant les Algériens placés en centres de rétention administrative.
S’il indique ne pas encore disposer de données précises sur les OQTF exécutées vers l’Algérie depuis sa prise de fonctions, il estime que « l’essentiel pour le moment, c’est la reprise de la discussion », un signe positif qui doit permettre une relance progressive de la coopération.
« Retailleau sait que je ne suis pas un faible »
Réagissant aux critiques qui l’accusent de complaisance envers Alger, Laurent Nuñez tient à souligner son expérience. « Bruno Retailleau me connaît et sait que je ne suis pas un faible », affirme-t-il, ajoutant connaître depuis longtemps les enjeux liés aux relations franco-algériennes. Face aux attaques de l’extrême droite, il défend la nécessité de maintenir un partenariat sécuritaire solide avec l’Algérie. « Penser qu’on peut se passer des relations sécuritaires avec l’Algérie, c’est très inquiétant pour la sécurité, l’avenir et la protection des Français », insiste-t-il.
Il rappelle enfin les dossiers qui rendent cette coopération indispensable : lutte contre le narcotrafic, présence de criminels français dans certains pays du Maghreb ou du Golfe, et enjeux liés au terrorisme. Selon lui, « il serait irresponsable de ne pas avoir des relations dans ces domaines ».
Par : S.A.B.










