Dans la matinée d’hier, dimanche, la direction des Transports de la wilaya d’Annaba a procédé à l’installation officielle de Tarek Sedrati, en qualité de nouveau directeur général de l’Établissement public de transport urbain et suburbain d’Annaba (ETUSA). La cérémonie, présidée par le directeur de wilaya, s’est poursuivie par une visite au siège de l’entreprise afin de présenter le nouveau dirigeant aux cadres et personnels de la structure.
Diplômé de l’École nationale d’application des techniques du transport, M. Sedrati dispose d’un parcours professionnel ancré dans l’ingénierie des mobilités et la gestion des infrastructures de transport public. Il a occupé plusieurs fonctions de responsabilité à travers le territoire national, dont la plus récente à la tête de l’établissement équivalent dans la ville d’Oum El-Bouaghi. Cette expérience confère au nouveau directeur une maîtrise éprouvée des mécanismes opérationnels du transport collectif en milieu urbain et périurbain, dans un contexte national marqué par des mutations socio-économiques et des défis logistiques accrus.
Sa nomination à Annaba intervient à un moment charnière, alors que la ville connaît une croissance démographique soutenue et une pression croissante sur ses réseaux de mobilité. L’ETUSA d’Annaba, pilier central du dispositif de transport collectif dans la wilaya, est confrontée à des impératifs de modernisation, de renforcement de la flotte et d’optimisation des itinéraires afin de répondre efficacement aux attentes des usagers.
L’arrivée de M. Sedrati est interprétée, dans les cercles professionnels, comme une volonté affirmée des autorités locales de redynamiser la gouvernance de cette institution stratégique. À ce titre, des réformes structurelles, une amélioration de la qualité du service et une meilleure intégration des mobilités douces et intelligentes sont attendues au cours des prochains mois.
L’enjeu n’est pas uniquement managérial : il est aussi éminemment politique et social. En renforçant l’efficacité et la fiabilité du transport public, il s’agit de restaurer la confiance des citoyens envers un service public parfois perçu comme déficient, tout en contribuant à la transition écologique des mobilités urbaines.
Par : Mahdi AMA











