L’Algérie vient de franchir une étape majeure dans son processus de modernisation financière. Réunie à Paris au siège de l’OCDE, la plénière du Groupe d’action financière (GAFI) a décidé de retirer l’Algérie de la liste des juridictions soumises à un suivi accru, dite «liste grise».
Ainsi, dans un communiqué publié, hier, sur les réseaux sociaux, sous le titre : «La reconnaissance par le GAFI des avancées réalisées par l’Algérie : pourquoi s’agit-il d’une excellente nouvelle ?», la BA a énuméré les trois principaux acquis résultant de cette reconnaissance internationale.
Le premier concerne les entreprises algériennes. La sortie de la liste grise fournit, aux opérateurs économiques nationaux, une meilleure visibilité sur les marchés internationaux, selon l’institution monétaire. Cela devrait ensuite permettre de faciliter les démarches auprès des banques et institutions financières étrangères, qui ont, il faut dire, tendance à se montrer bien plus prudentes lorsqu’un pays est sur la liste de surveillance renforcée. Le but est que le commerce devienne plus fluide, en sus de favoriser le développement des partenariats internationaux.
Le second acquis consiste en un renforcement de l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers. Cette reconnaissance internationale est en effet considérée comme un véritable «label de confiance» adressé à la communauté financière mondiale, selon la Banque d’Algérie.
Dans un contexte de compétition exacerbée entre les pays pour attirer les capitaux, le fait que l’Algérie soit conforme aux normes internationales les plus élevées est considéré comme un élément qui pourrait attirer de nouveaux investissements productifs, et donc des emplois.
La Banque d’Algérie note, pour terminer, le troisième acquis : le renforcement de la souveraineté financière nationale. Le système financier algérien y est désormais vendu comme étant plus sûr, plus moderne, plus compétitif. Cette mutation s’est opérée grâce à un important travail réglementaire et institutionnel conduit sous l’égide de la Banque d’Algérie et du Comité national de coordination, permettant ainsi d’harmoniser le cadre juridique et pratique nationale aux standards internationaux.
Outre sa signification symbolique, cette sortie de la liste grise devrait surtout renforcer la confiance des partenaires économiques internationaux dans la solidité de l’économie et du système financier algérien.
Par : Elyas Abdelbaki











