Sur fond de perturbations de l’alimentation en eau à El Tarf Mohamed Arkab a insisté sur l’urgence d’améliorer la gestion et la distribution. Une crise qui a valu son portefeuille à Taha Derbal, ministre de l’Irrigation, relevé de ses fonctions au cours de cette mission.
Le ministre d’État, ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab, a effectué, hier, une visite inopinée des infrastructures hydrauliques dans la wilaya d’El Tarf. Il était accompagné du ministre de l’Irrigation, Taha Derbal, qui a été relevé de ses fonctions au cours de cette mission.
Cette visite intervient dans une période marquée par des perturbations prolongées de l’approvisionnement en eau potable, ayant touché certains quartiers pendant près de 15 jours, avant un retour progressif à la normale annoncé pour ce soir.
La première étape de cette visite a conduit la délégation au barrage de Cheffia. Sur place, une disponibilité de la ressource en eau a été constatée. Selon les données présentées, le niveau de stockage a atteint environ 110 millions de mètres cubes grâce aux précipitations. Ce barrage demeure une infrastructure stratégique pour l’alimentation en eau potable des wilayas d’Annaba et d’El Tarf, ainsi que des zones industrielles environnantes. Toutefois, les autorités ont souligné que la problématique actuelle ne réside pas dans la disponibilité de la ressource, mais davantage dans la gestion, la distribution et la continuité du service.
Dans un second temps, la délégation s’est dirigée vers le projet de raccordement à distance de la wilaya d’El Tarf, au niveau du lac des Oiseaux. Sur ce site, le ministre de l’Hydraulique a insisté sur la nécessité d’accélérer la réception du projet dans des délais contraints, fixant l’échéance au 15 mai. Il a appelé à une mobilisation accrue afin de respecter ce calendrier et de répondre rapidement aux besoins des populations.
La visite s’est ensuite concentrée sur la station de dessalement de Koudiet Draouch, considérée comme un maillon essentiel du dispositif d’alimentation en eau, aussi bien pour la wilaya d’Annaba que pour celle d’El Tarf, avec une part plus importante destinée à Annaba.
Selon les explications fournies, l’installation a fait l’objet d’une opération de maintenance d’une durée de sept jours, du 24 au 30 mars, une période jugée relativement longue. Ainsi, d’après les chargés de projet, cette durée, aggravée par des perturbations météorologiques liées aux intempéries, a eu un impact direct sur l’approvisionnement des citoyens. De son côté, le ministre a insisté sur la nécessité d’anticiper ce type de situations, en soulignant que la disponibilité de l’eau ne doit pas se traduire par des coupures prolongées. Il a ajouté que la maintenance partielle est privilégiée dans ce cas.
Dans ce cadre, il a appelé à la mise en place de solutions techniques efficaces, à la réduction des délais d’intervention et à la réactivation des anciens systèmes dans les plus brefs délais en cas de défaillance. Il a également insisté sur le renforcement des mesures de sécurité des ouvrages hydrauliques.
Par ailleurs, la délégation d’État a mis l’accent sur l’importance d’une coordination renforcée entre les différents acteurs du secteur, notamment l’Algérienne des Eaux (ADE) et l’ADC, appelant à une mobilisation accrue des équipes sur le terrain, tout en rappelant l’importance particulière accordée par le président de la République à la question de l’alimentation en eau potable.
Il aura fallu, l’intervention d’un ministre pour rappeler les gestes élémentaires pour remettre en marche un système dont le fonctionnement semblait pourtant acquis.
Par : Ikram Saker











