Par : Aimen Saheb
Plusieurs dizaines de citoyens de la localité de Zefzaf 3 ont fermé, hier, la route menant vers leur quartier à l’aide des pneus enflammés et des troncs d’arbre, pour revendiquer leur relogement.
Dans le but d’attirer l’intention de la cheffe de l’exécutif, ils affirment qu’ils n’ont trouvé que ce moyen pour exprimer leur colère, à propos du retard qui perdure depuis plusieurs années à propos de leur relogement. Ce n’est pas la première fois que ces habitants ont recours à ce moyen pour faire entendre leur voix. Ils se sont déjà déplacés pour protester devant le siège de la wilaya pour tenter, toujours, de transmettre leurs doléances aux responsables.
Mais ce mode de protestation qui tend à se généraliser sur tout le territoire nationale, n’est pas forcément sans inconvénients, quand ce n’est pas la circulation automobile qui est bloquée, c’est la réalisation de certains travaux. C’était notamment le cas, hier, puisque les travaux au niveau du chantier AADL Zefzaf était à l’arrêt, au grand dam des sociétés de réalisations, mais aussi des bénéficiaires.
Selon les manifestants, leurs demandes de logements ont été refusées. Ils estiment que la vétusté de leurs « habitations de fortune », qui datent de plusieurs dizaines d’années et menacent ruine à tout instant, fait d’eux des « bénéficiaires légitimes et éligibles » au programmes de résorption de l’habitat précaire (RHP) et logements locatifs publics (LPL) dits sociaux.
Mais les autorités locales ne semblent pas voir les choses du même œil. Des critères concrets, unifiés au niveau national, avec un ordre de priorité bien établi existent et sont appliqués. L’exécutif local n’est, semble-t-il, pas prêt à céder au chantage exercé par certains demandeurs de logements.











