L’ancienne ministre française Ségolène Royal est montée, hier, au créneau pour dénoncer des informations relayées par Paris Match concernant la situation des églises en Algérie, à la veille de la visite du pape Léon XIV à Alger. Dans un post sur X, elle affirme que “les églises ne sont ni fermées ni interdites en Algérie”, appelant à la vigilance face à des contenus susceptibles, selon elle, de “dénigrer” cette visite pour des raisons qu’elle juge “peu glorieuses”.
Ségolène Royal invite explicitement à se rapprocher des autorités religieuses locales, notamment Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, pour vérifier la réalité sur le terrain. Selon elle, les églises sont non seulement ouvertes, mais également protégées et entretenues. Cette mise au point intervient dans un contexte de forte sensibilité autour des questions religieuses et des relations entre l’Algérie et la France. L’ancienne candidate à la présidentielle française rappelle également un pan de l’histoire souvent méconnu : l’engagement d’une partie du clergé en faveur des droits humains durant la guerre d’indépendance.
Elle cite notamment Léon-Étienne Duval, dit Mohamed Duval, archevêque d’Alger à l’époque, qui s’était opposé à la torture et aux violences militaires, plaidant pour une solution fondée sur le respect, l’égalité et la coexistence pacifique. Dans ce même esprit, il avait refusé toute militarisation des lieux de culte, allant jusqu’à interdire l’entrée armée dans la cathédrale au général Jacques Massu. Pour Ségolène Royal, la visite du pape en Algérie représente une opportunité majeure pour promouvoir le dialogue interreligieux dans un contexte international marqué par les tensions.
Elle estime que cet événement devrait être accueilli comme un signal en faveur de la paix et du rapprochement entre les peuples, plutôt que comme un sujet de polémique. Dans sa déclaration, elle déplore l’existence de voix qui entretiennent des tensions entre la France et l’Algérie, dénonçant une forme de discours fondé sur “la hargne” et servant, selon elle, des intérêts peu avouables.
Par : Akram Ouadah












