Une réunion de coordination, tenue hier à la wilaya, a mis en lumière l’urgence et l’ampleur des chantiers hydrauliques qui structurent l’avenir immédiat de l’agglomération. Sous la présidence du wali, élus locaux, directeurs de services et cadres des établissements publics se sont réunis pour dresser l’état des lieux et prescrire des mesures concrètes pour accélérer la livraison des projets.
L’ordre du jour, précis et technique, a porté d’abord sur une batterie de projets structurants : l’achèvement des canaux, stations de pompage et réservoirs rattachés au second volet de la station de dessalement, la montée en capacité de l’usine de traitement des eaux usées d’Annaba et l’amélioration des infrastructures de collecte et de transfert des eaux traitées vers la zone agricole de Bounamoussa et le complexe d’El Hadjar. Également examinés : le projet de barrage de retenue de l’Oued Bouhdid destiné à réduire le risque d’inondation et plusieurs dispositifs de protection du trafic aéroportuaire à Rabah Bitat. Ces points, repris dans les communications officielles, confirment la priorité donnée à la sécurité hydraulique et à la réaffectation des ressources traitées pour l’irrigation.
La séance a ensuite exploré la cartographie de la distribution d’eau potable dans les quartiers de la wilaya, mettant en exergue non seulement l’inégale disponibilité du service, mais aussi la fragilité des réseaux face aux fuites et aux pertes. Les présentations ont fourni un panorama technique : tronçons prioritaires, tronçons gagés par des expropriations ou des réseaux enterrés à déplacer, et interventions requises pour sécuriser la continuité d’approvisionnement en eau.
À l’issue des échanges, des instructions nettes ont été formulées : lever sans délai les obstacles administratifs et techniques qui freinent la réception des ouvrages, établir un calendrier d’exécution précis et assorti d’indicateurs pour suivre les étapes restantes, et responsabiliser les prescripteurs locaux pour proposer rapidement des plans d’action visant à éliminer les fuites et améliorer la desserte en eau potable. Ces directives témoignent d’une volonté d’imposer des échéances contractuelles et de réduire les délais de mise en service.
Par : Mahdi AMA









