Le Front des forces socialistes (FFS) a réitéré, hier, son appel pour un «dialogue national inclusif», dans l’objectif, entre autres, de «restaurer la confiance dans la capacité des acteurs politiques et institutionnels à construire des consensus» autour des «questions majeures d’intérêt national».
Dans un communiqué, rendu public à l’issue de la réunion élargie de la direction nationale, tenue vendredi, le FFS a plaidé, encore une fois, pour la «mobilisation de l’ensemble de la classe politique nationale et des institutions de l’État autour d’un dialogue national inclusif, transparent, sincère et responsable, dans l’objectif de redonner espoir au peuple algérien et de restaurer la confiance dans la capacité des acteurs politiques et institutionnels à construire des consensus et des compromis autour des questions majeures d’intérêt national».
Une démarche qui est «à même de consolider la cohésion sociale et nationale, de prévenir les dérives autoritaires et les fractures sociales, et de renforcer les défenses immunitaires de la nation face aux défis internes ainsi qu’aux menaces régionales et internationales», a-t-il ajouté.
Pour ce qui est de la loi régissant les partis politiques, le FFS a indiqué qu’il «se réservait le droit d’exprimer sa position», le projet de loi, adopté, faut-il le rappeler, en Conseil des ministres, le 28 décembre dernier, «n’ayant pas encore été officiellement transmis aux formations politiques, ni au Parlement».
Ouverture des champs politique et médiatique
Néanmoins, le parti a tenu à renouveler son appel «à une révision en profondeur de la loi portant code électoral, afin de garantir l’égalité des chances entre les partis/candidats et d’assurer une représentation politique réelle et crédible au sein des assemblées élues, nationales et locales».
Ce qui, d’après lui, «peut contribuer à enrayer la démission collective vis-à-vis de l’action politique et à réduire l’abstentionnisme électoral».
Dans cet ordre, le FFS a réitéré «son appel pressant» à «l’ouverture immédiate des champs politique et médiatique, à la libération sans délai de l’ensemble des détenus politiques et d’opinion comme mesure de bon sens et d’apaisement, ainsi qu’à l’abrogation de toutes les lois liberticides».
Le FFS rejette «toute disposition instaurant la déchéance de la nationalité algérienne d’origine»
Pour ce qui est des lois adoptées récemment par l’Assemblée populaire nationale (APN), le parti a évoqué la loi sur la nationalité, exprimant son rejet de «toute disposition instaurant la déchéance de la nationalité algérienne d’origine, mesure contraire aux principes universels des droits de l’Homme».
«Outre le risque réel de création de situations d’apatridie, y compris pour les enfants des personnes concernées, ce qui est prohibé par les conventions internationales, une telle loi ouvre la voie à de graves dérives, dans un contexte où la judiciarisation de l’action politique et de l’opinion atteint un niveau alarmant», a estimé le FFS.
Par rapport à la loi criminalisant le colonialisme français, se disant «profondément anticolonialiste», le FFS «soutient le principe d’une loi criminalisant la colonisation», mais affirme qu’il a « quelques remarques sur le contenu du texte adopté par l’APN». Des remarques qui «seront exposées de manière claire et argumentée au niveau du Conseil de la Nation par les parlementaires du parti qui y siègent».
Sur un autre plan, le FFS s’est attardé sur l’augmentation des prix du carburant, exprimant «son opposition à la hausse brutale des prix, imposée dès le premier jour de la nouvelle année, sans le moindre préavis, sans débat public et en l’absence de toute justification transparente».
Une «décision unilatérale» qui «constitue un reniement manifeste des engagements officiels de l’État en matière de protection du pouvoir d’achat et de lutte contre l’inflation».
En dernier lieu, il est à signaler que les membres de la direction du FFS ont entamé leur réunion en observant, comme indiqué dans le communiqué, une minute de silence à la mémoire du moudjahid et historien Mohammed Harbi, décédé le 1er janvier.
Par : Elyas Abdelbaki












