C’est sous ce thème que seront organisées les 20èmes Journées des ordres médicaux de la région d’Annaba, qui regroupent les wilayas de Guelma, Skikda, Souk-Ahras et El-Tarf. Cet évènement scientifique se tiendra à l’hôtel Sabri, ce vendredi 30 mai, pour se poursuivre jusqu’à samedi 31 mai. Cette rencontre regroupera des professionnels de santé venus de différentes wilayas du pays, mais aussi de Tunisie et de Mauritanie. Pour le professeur Ayadi Abdelaziz, président de l’Ordre des médicaux de la région d’Annaba «le choix de ce thème, très en actualité, résulte d’une exagération sur les réseaux sociaux avec la prolifération de publicités mensongères.» Notre interlocuteur considère que «le citoyen devient journaliste indépendant, mais parfois oublie ou ignore les règles de déontologie journalistique, mais aussi médicale.» Une quinzaine d’intervenants débattront sur le thème choisi durant ces deux journées, cela en hommage à feu Dr Aichouche Bachir. Les dérives des réseaux sociaux en matière d’éthique médicale en Algérie concernent, non seulement les professionnels de santé, mais également des citoyens qui sont parfois les témoins ou les acteurs.
Un chirurgien esthétique, installé à Annaba, nous indiquera que l’une de ses dérives concerne la médecine esthétique qui connaît un grand essor : «des individus non qualifiés proposent leurs services via les réseaux sociaux. Ces pratiques peuvent entraîner des risques pour la santé des patients et cela relève de l’exercice illégal de la médecine». Autre dérive signalée, notamment par professeur Ayadi, est celle de la désinformation au quotidien sur les réseaux sociaux concernant des informations erronées ou non vérifiées qui circulent. Ainsi, préserver l’éthique médicale des dangers des réseaux sociaux est un enjeu crucial. «Il est grand temps, nous dira un médecin spécialiste, d’intégrer l’usage des réseaux sociaux dans la ormation médicale, en mettant l’accent sur les bonnes pratiques, à savoir la confidentialité, le discernement et la déontologie, mais aussi sensibiliser sur la divulgation des données de santé.»
Par : A.Ighil







