Les rencontres périodiques organisées depuis peu par le wali de Souk-Ahras ont eu le mérite de cerner quelques problèmes de fond concernant la gestion courante des affaires des communes concernées. Celle réservée à la commune de H’nencha, à titre illustratif, est porteuse de messages explicites à sa population, éprise depuis des décennies d’équité et d’objectivité dans le traitement de plusieurs dossiers dont celui du logement.
L’aménagement approximatif de ses principales agglomérations, un phénomène où le constat est sans appel, le chômage latent, les défaillances dans l’éclairage, le piratage dans le réseau d’alimentation en eau potable et celui de l’électricité, le désengagement citoyen face au phénomène de l’insalubrité et l’apparition des décharges sauvages, sont autant de chapitres qu’il conviendrait de soulever dans ce contexte.
Voici un résumé de la situation fait par un habitant de cette commune : ‘’H’nencha a longtemps souffert de tiraillements partisans et autres claniques, sans jamais réussir à promouvoir cette partie de la wilaya au rang qui lui est dû malgré ses atouts indéniables. Certains de nos élus ont les mêmes ambitions, celles de gérer le temps et de tirer profit de leur mandat. Ceux dont le mandat est en cours n’ont pas dérogé à la règle, l’état lamentable dans lequel se trouve notre cité en fait foi’’.
Un mois auparavant, des élus de Mechroha, qui gardent encore les séquelles d’une redistribution contestée des tâches au sein de l’Exécutif, devaient faire part de leur programme pour booster cette municipalité où les problèmes sont légion. Malgré ses ressources, les signes apparents de désolation y sont omniprésents et ses élus sont encore loin d’un consensus autour des moyens à mettre en œuvre pour provoquer un essor tant prôné depuis des lustres. ‘’Commençons par fructifier la filière du liège capable à elle seule d’assurer plus de 600 postes d’emploi directs et indirects, celle du lait et de l’élevage bovins/ovins, le tourisme, l’apiculture…, des créneaux sectoriels, certes, mais ô combien faciles à admettre comme propositions majeures de cette instance élue. Commençons, d’abord, par enterrer la hache de guerre entre édiles’’, a déclaré un citoyen de Mechroha.
A M’daourouch, où l’on penche depuis vers des affinités prononcées pour des instances élues autres que celles gérées localement, les rencontres et autres entrevues organisées localement sont souvent teintées d’une couleur visible en filigrane et où une touche se prétendant omnisciente réduit considérablement l’objectif et les vertus de la concertation. M’daourouch n’a pas décollé économiquement malgré ses 200 hectares destinés à l’investissement, sa production céréalière, entre autres potentialités. ‘’La notion de parrainage perceptible depuis toujours au chef-lieu de Souk-Ahras, prend le dessus à M’daourouch où l’on constate malheureusement la montée d’une sous-traitance dans la gestion qui bride les choix de la population par personnes et entités interposées’’, a noté un observateur local.
Des rencontres qui traduisent probablement une volonté de mieux faire et où tous les élus municipaux doivent mettre à profit ce climat de débat autour des besoins des habitants de ces communes. Faudrait-il d’abord distinguer les vérités que les élus doivent présenter et les billevesées mues parfois de préalables partisans, tribaux, claniques voire mercantiles.
Par : Abderrahmane.D












