Le secteur industriel et les habitants de la wilaya de Skikda vont bénéficier d’une capacité accrue en eau potable et industrielle. Le PDG du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, a officiellement lancé, mardi, à Larbi Ben M’hidi, le chantier d’une nouvelle unité de dessalement d’eau de mer. Ce projet d’envergure, doté d’une enveloppe de plus de 100 millions de dollars, affiche un objectif de production de 140.000 m³/jour.
Pour mener à bien cette infrastructure, qui s’étendra sur une surface de quatre hectares, les autorités tablent sur un délai de réalisation maximal de 36 mois. La cérémonie de lancement a réuni plusieurs responsables de haut rang, dont le PDG de la Société algérienne de dessalement de l’eau (EADE), Lahcene Bada, le directeur général de l’Entreprise nationale de canalisations (ENAC), Abdelhakim Chehili, ainsi que le wali de Skikda, Saïd Akhrouf.
Le déploiement de cette station répond à une double finalité stratégique. Dès sa mise en service, elle consacrera 80.000 m³/jour aux besoins des complexes industriels de la zone, sécurisant ainsi l’activité de Sonatrach (50.000 m³) et d’Asmidal (30.000 m³). Parallèlement, 60.000 m³/jour seront injectés dans le réseau d’alimentation en eau potable, venant soutenir l’approvisionnement de près de 600.000 résidents de la wilaya.
La configuration actuelle de la distribution d’eau à Skikda va également connaître une restructuration majeure. Grâce à l’apport de cette nouvelle usine, l’intégralité de la production de l’ancienne station, mise en route en 2009, sera désormais dédiée exclusivement aux besoins domestiques de la population. Les 25.000 m³ jusqu’ici ponctionnés pour l’industrie seront ainsi intégralement réaffectés aux citoyens.
Sur le plan technique, l’unité exploitera le procédé de l’osmose inverse, une technologie de pointe garantissant une eau purifiée répondant aux standards internationaux. Ce projet s’inscrit dans la stratégie nationale de préservation des ressources souterraines, privilégiant les eaux non conventionnelles pour soutenir la croissance industrielle tout en garantissant un accès durable aux services publics de l’eau.
Par : Amina A.







