Le dossier sensible des chalets du quartier UV12 Chaiba, dans la commune de Sidi Amar, revient au premier plan après des années de stagnation administrative. Près de 400 familles vivent encore dans ces constructions préfabriquées réalisées dans les années 1970 et 1980 par l’entreprise SIDER, destinées à l’origine aux travailleurs étrangers du complexe sidérurgique d’El Hadjar. Après leur départ, les chalets ont été attribués aux employés de SIDER, avant d’être transférés à l’OPGI conformément à l’arrêté 413 du 17 janvier 1988.
Si environ 200 dossiers ont été régularisés par la direction des Domaines, l’opération a été brusquement interrompue en 2016 sans explication précise. Depuis, plusieurs instructions émises par la wilaya en 2018, 2022 et 2024, ont demandé la reprise du processus, mais aucune avancée notable n’a suivi. Les habitants constatent que les procédures appliquées par les services concernés n’ont pas permis de reprendre la même démarche que celle utilisée lors de la première vague de régularisations, y compris dans le recours partiel au dispositif de la loi 08-15.
Au-delà des aspects juridiques, les habitants soulignent la dégradation inquiétante des chalets, dont certains contiennent des matériaux dangereux datant de leur construction. Parmi ces matériaux figure l’amiante, largement utilisé dans les préfabriqués de l’époque pour ses propriétés isolantes et résistantes. En vieillissant, ce matériau devient fragile et peut libérer des fibres nocives pour la santé ; ce qui accentue l’inquiétude des familles, surtout face à l’absence de perspective de réhabilitation ou de régularisation
Face à cette situation, le député Seklouli Oualid de l’Assemblée populaire nationale a adressé une lettre officielle au wali d’Annaba. Dans cette correspondance, il relaie les préoccupations des habitants et insiste sur l’urgence d’une intervention. Il appelle à la relance immédiate de la procédure de régularisation, à une clarification des démarches administratives et à la possibilité de recevoir les représentants du quartier afin qu’ils présentent les documents dont ils disposent.
Un dossier qui, après près d’une décennie d’attente, demande désormais une décision claire pour offrir enfin aux familles de l’UV12 une situation légale et un cadre de vie sécurisé.
Par : I.S











