Le ministre de l’Éducation nationale, Mohammed Sghir Sadaoui, a annoncé, hier, l’organisation d’un autre concours de recrutement au profit des enseignants, au titre de l’année 2026, dans le but de répondre durablement aux besoins du secteur et de renforcer l’encadrement pédagogique à travers les différents cycles d’enseignement, comme il l’a déclaré en marge du lancement de la troisième édition des Olympiades algériennes de mathématiques.
Une annonce qui intervient alors que le processus de l’organisation du concours de recrutement sur titre, récemment lancé, qui prévoit l’ouverture de 40 500 postes budgétaires pour les enseignants du primaire, du moyen et du secondaire, n’est pas encore achevé.
Ce concours, entièrement numérisé, est ouvert à tous les candidats remplissant les conditions requises et s’inscrit dans une démarche de modernisation des procédures administratives et de renforcement de la transparence.
Ce qui démontre que les besoins sont importants en matière d’encadrement et de prise en charge des élèves.
A ce titre, le ministre a également évoqué un autre concours professionnel destiné aux grades restants afin de répondre aux besoins administratifs, «dans le but d’améliorer les conditions professionnelles et sociales de tous les grades travaillant dans le domaine de l’éducation».
Ainsi, tout en soulignant l’importance de poursuivre les efforts visant à « assurer un encadrement pédagogique de qualité, notamment en ce qui concerne les enseignants », le ministre a rappelé que le secteur veille à « garantir la transparence et l’intégrité du concours de recrutement sur titre des enseignants pour les trois cycles d’enseignement au titre de l’année 2025 ».
Pour rappel, le concours annoncé précédemment concerne pas moins de 40 500 postes budgétaires. Il est ouvert pour l’accès aux grades de professeur de l’enseignement primaire, classe 1 (11 831 postes budgétaires), professeur de l’enseignement moyen, classe 1 (18 929 postes budgétaires) et professeur de l’enseignement secondaire, classe 1 (9740 postes budgétaires).
Le ministre a souligné que l’ensemble des opérations, allant de l’inscription au classement des candidats, s’effectue exclusivement via la plateforme numérique de l’Office national des examens et concours (ONEC).
Un système qui permet un traitement automatisé et objectif des dossiers, «garantissant l’égalité des chances entre les candidats».
Les inscriptions ont eu lieu entre le 16 décembre et le 6 janvier. Néanmoins, face au déficit constaté dans certaines wilayas et certaines spécialités, le ministère de l’Éducation nationale a procédé à une prorogation exceptionnelle des délais d’inscription.
Dans cette dynamique, l’annonce d’un nouveau concours de recrutement au titre de 2026 traduit «l’engagement du ministère à anticiper les besoins futurs du secteur, tant sur le plan pédagogique qu’administratif», mais aussi pour éviter, comme affirmé précédemment, le recours aux contractuels.
A noter, en dernier lieu, que même les syndicats n’ont cessé de réclamer le recrutement de personnels supplémentaires afin de répondre aux besoins de plus en plus importants notamment au niveau de certaines régions du pays où le déficit est plus marqué.
Par : Elyas Abdelbaki








