L’éclairage public demeure un problème de taille à Annaba où une grande partie des quartiers reste sans éclairage public une fois la nuit tombée. Cette situation n’est pas nouvelle, mais est cependant devenue réellement problématique au fil des années et des conditions de sécurité qui inquiètent de plus en plus.
Les communes d’El Bouni et d’Ain Berda sont les premières concernées par ce souci qui est venu peu à peu modifier leur quotidien et leurs habitudes. En effet, il suffit de faire un tour dans les quartiers de ces communes, une fois la nuit tombée pendant le ramadhan, pour voir l’inactivité des habitants qui préfèrent s’abstenir de sorties par crainte pour leur sécurité. L’absence d’éclairage public, qui s’est éternisée, a collé une mauvaise réputation à ces quartiers à l’instar de celui de Khaled Ibn El walid, les 400 et 208 logements à Bouzaâroura, dans la commune d’El Bouni.
La situation n’est pas meilleure à Ain Berda, o c’est le quartier de Besbesa qui enregistre un manque de commodités relativement au raccordement au gaz et à l’installation de l’éclairage public.
En plus de devoir s’adapter à l’absence de l’éclairage une fois la nuit tombée, les habitants de Besbesa doivent faire en sorte d’assurer leurs propres stocks de bonbonnes de gaz. N’étant pas encore raccordés au réseau de gaz malgré le plan de raccordement des zones d’ombre de la Sonelgaz, les habitants de cette localité s’impatientent et multiplient les plaintes pour l’amélioration de leur quotidien.
Les plans de lutte contre l’habitat précaire et la résorption des zones d’ombre enregistrent certes des avancées régulières à Annaba où les citoyens les plus défavorisés retrouvent peu à peu des conditions de vie dignes de leur statut de citoyens à part entière, mais la cadence reste difficile à tenir pour les personnes concernées qui connaissent un quotidien particulièrement rude.
Par : M. L












