Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a apporté une première réponse aux doléances exprimées par les syndicats du secteur relatives à la mobilité universitaire à l’étranger.
Beaucoup d’organisations syndicales ont contesté les quotas déterminés par l’article 5 de la Décision n° 345 du 9 mars 2026 fixant les critères de sélection pour l’admission au programme de mobilité de courte durée à l’étranger prévoyant 90 % des quotas sont désormais consacrés aux stages de perfectionnement contre 10% seulement pour les séjours scientifiques de courte durée de haut niveau, la participation aux manifestations scientifiques internationales et les stages au profit des doctorants.
«Kamel Baddari, a présidé, le 15 mars 2026, au siège du ministère, une réunion avec les partenaires sociaux du secteur, consacrée», a indiqué le ministre sur ses comptes officiels sur les réseaux sociaux sans plus de précisions.
Néanmoins, certains syndicats se sont exprimés sur la question à l’issue de cette rencontre.
La Coordination nationale des enseignants universitaires (CNEU), affiliée au SNAPAP, qu’«il a été convenu avec le ministère de procéder à une nouvelle répartition des quotas mentionnés à l’article 5 de la décision, en tenant compte des spécificités de chaque établissement universitaire».
Une opération qui «se fera dans le cadre de la concertation et de la coordination entre le directeur de l’établissement et les représentants des sections syndicales des partenaires sociaux agréés dans le secteur», a ajouté le syndicat, soulignant que « cette mesure sera mise en œuvre après avis des instances scientifiques compétentes au niveau des établissements universitaires, conformément aux dispositions de l’article 6, afin de garantir une répartition équilibrée et équitable des quotas, adaptée aux besoins de chaque établissement et dans le respect de la réglementation en vigueur».
Rendant compte également de cette réunion, le Syndicat national autonome des personnels de l’enseignement supérieur (SNAPES) a indiqué, de son côté, qu’«il a été convenu avec le ministre de laisser aux recteurs d’université la prérogative d’examiner ce dossier, en s’appuyant sur les dispositions de l’article 6 qui en encadrent l’organisation».
Si l’article 5 de cette décision en fixe les quotas, l’article 6 stipule que « les établissements d’enseignement supérieur et de recherche peuvent, à titre exceptionnel, procéder à un réajustement des quotas prévus à l’article 5, lorsque les besoins de formation ou le nombre de candidats l’exigent». Un réajustement qui «doit être dûment justifié et approuvé par les instances scientifiques compétentes de l’établissement».
Ainsi, face à la gronde qu’a provoqué cette décision, dans son volet relatif aux quotas des critères de sélection des stages à l’étranger, le ministre de l’Enseignement supérieur a renvoyé la balle dans le camp des recteurs à qui incombera, ainsi, la tâche de réajuster ces quotas selon les besoins.
Par : Elyas Abdelbaki












