Dans une interpellation, introduite en date du 13 janvier dernier, les députés ont dénoncé une situation jugée préoccupante.
Après une tenace polémique chez les souscripteurs, le programme de logements location-vente (AADL 3) fait face à de vives critiques à l’Assemblée nationale populaire (APN). Des députés de l’APN ont, en effet, adressé une question écrite au ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Mohamed Tarek Belaribi, afin d’obtenir des explications sur les dysfonctionnements qui perturbent l’opération de souscription ainsi que les nombreuses réclamations formulées par les potentiels bénéficiaires de logements AADL3.
Dans une interpellation, introduite en date du 13 janvier dernier, les députés ont dénoncé une situation jugée préoccupante. Selon eux, de nombreux souscripteurs affirment ne pas pouvoir accéder aux informations essentielles concernant leur logement, notamment le type d’appartement attribué (F3 ou F4), ni télécharger leurs ordres de paiement via la plateforme numérique de l’AADL mise en place par les services du ministère de l’Habitat.
D’après les parlementaires, ces blocages sont difficilement justifiables, tant sur le plan technique qu’administratif. Ils pointent ainsi le manque de communication de la direction de l’Agence AADL, estimant que ce silence alimente l’insatisfaction et érode la confiance des citoyens envers les institutions. Face à cette situation, ils ont appelé les pouvoirs publics à intervenir, en toute urgence, pour identifier et expliquer les causes des dysfonctionnements, mais aussi de procéder à la mise en place d’un calendrier clair permettant aux citoyens de finaliser leurs démarches dans des délais précis.
« Le droit au logement est garanti par la Constitution. Toute opacité ou restriction de l’accès à l’information porte atteinte à la confiance des citoyens envers l’État », ont-ils souligné. Dans sa réponse, le ministre Mohamed Tarek Belaribi a tenu à rassurer les députés et à apaiser les inquiétudes des souscripteurs lors de ses récentes déclarations. Il a assuré que tous les souscripteurs remplissant les conditions légales et réglementaires bénéficieront de leur logement.
Il a également précisé que l’étude des dossiers s’effectue « dans le respect des principes de transparence et d’équité, et que les contrôles d’éligibilité se poursuivront, y compris après le paiement de la quatrième tranche, afin de garantir que les logements soient attribués exclusivement aux ayants droit ».
Numérisation
Les délais annoncés, selon lui, seront respectés conformément au calendrier établi par le secteur. M. Belaribi, a, en outre, affirmé que l’AADL poursuit la mise en œuvre avec « rigueur et sérénité » de tous ses projets, malgré les critiques ayant accompagné la phase d’inscription, notamment sur certaines pages de réseaux sociaux. Il a assuré que l’ensemble des préoccupations exprimées par les souscripteurs font l’objet d’un suivi constant.
Il a également souligné que l’AADL s’est appuyée sur l’expérience acquise lors des programmes « AADL 1 » et « AADL 2 » pour améliorer la gestion du programme actuel. La numérisation intégrale du processus, y compris le paiement électronique, a permis d’éviter les files d’attente constatées auparavant. À ce jour, plus de 300 000 souscripteurs ont déjà procédé au paiement de la première tranche.
Par ailleurs, mettant en avant l’importance du système de classification et d’organisation professionnelle des entreprises de réalisation, destiné à évaluer leurs capacités réelles, M. Belaribi a fait savoir que le nombre d’entreprises classées des catégories 5 à 9 est passé de 670 en 2023 à 1.289 en 2025, enregistrant ainsi une hausse de 92 %.
Le nombre total des entreprises classées, toutes catégories confondues (1 à 9), a atteint 18.861 à la fin de l’année dernière, dont 561 bénéficient des mécanismes de soutien dédiés aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux start-ups, selon les chiffres communiqués par le ministre.
Par : Akram Ouadah








