Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a engagé un vaste chantier visant à unifier les programmes de prise en charge des personnes atteintes du trouble du spectre de l’autisme (TSA). Cette démarche s’inscrit dans une approche globale dont l’objectif est de renforcer la protection, l’accompagnement et l’insertion de cette catégorie de la société, selon les informations communiquées par le ministère.
Afin de concrétiser cette orientation, “une équipe regroupant des cadres du secteur de la Solidarité nationale et un groupe d’experts a été chargée d’élaborer le projet d’un programme pédagogique adapté, fondé sur des bases scientifiques pour la prise en charge des personnes souffrant de TSA ainsi que des projets de textes réglementaires relatifs à la création d’un centre national de l’autisme et de centres spécialisés pour la prise en charge des personnes atteintes de ces troubles”.
Un centre national pour harmoniser les mécanismes
Cette initiative répond à une instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui avait ordonné en juin dernier, lors d’un Conseil des ministres, la création d’un centre national et d’annexes régionales dédiés aux enfants atteints de TSA. La mise en place de ce centre s’inscrit dans la concrétisation du plan national de l’autisme, lequel prévoit l’élaboration et l’unification des mécanismes de diagnostic, de dépistage précoce et d’accompagnement.
Le futur centre national “sera chargé du volet inhérent à la formation et à l’élaboration d’études sur l’autisme”, mais aussi de “l’unification des interventions des secteurs ministériels et instances concernées, notamment en matière de diagnostic et de dépistage précoce, avec le développement et l’unification des programmes éducatifs et pédagogiques et des programmes de formation spécialisés”.
L’objectif est de “garantir une prise en charge idoine et un enseignement spécialisé au profit de cette catégorie, conformément à des programmes pédagogiques unifiés élaborés par le centre”, reposant sur “le développement de la relation entre l’enfant ou l’adolescent et son environnement et le soutien de son insertion en milieu scolaire ordinaire et/ou dans la formation professionnelle”.
Dans ce cadre, quatre centres spécialisés ont été retenus et sont en cours d’aménagement dans les wilayas de Tipasa, Oran, Tébessa et Béchar. Ces structures seront dotées de moyens pédagogiques adaptés, en parallèle à la finalisation du projet de texte réglementaire qui encadrera leur fonctionnement.
S.A.B.









