Situé à la périphérie de la ville d’El Milia, le pôle urbain d’Asserdoun fait parler de lui. En véritable no man’s land, il reçoit la visite d’un représentant du peuple à l’APN, en l’occurrence, le député Tebboub Salim, qui dresse un tableau peu reluisant de ce groupement d’habitations. Regroupant près de 2.000 logements sous différentes formules (logements sociaux, promotionnels aidés et AADL), en plus des habitations individuelles, ce site présente des défaillances et des lacunes que ce député énumère point par point.
A ce titre, il constate l’absence d’écoles primaires, contraignant les élèves à se répartir entre des établissements situés à Mechatt et Tanfdour. Pourtant, l’État a accordé une école primaire dont les travaux, lancés il y a plus de 3 ans, n’ont pas dépassé un taux d’avancement de 30%, selon ce qui est noté. L’absence d’un lycée est également signalée, poussant les étudiants à se déplacer jusqu’aux établissements secondaires de la ville d’El Milia, engendrant des frais supplémentaires et une perte de temps, source d’inquiétude pour eux et leurs parents, selon ce qui est mentionné dans la publication du député.
Celui-ci signale l’absence totale d’infrastructures sanitaires et l’inexistence d’une salle de soins, d’une polyclinique, encore moins d’un hôpital. «Pour une simple injection, les habitants doivent se déplacer jusqu’à El Milia », déplore ce représentant du peuple. Il est indiqué que l’État a, pourtant, inscrit un projet d’hôpital psychiatrique dans la zone, qui tarde à voir le jour. Le député signale avoir demandé au ministre de la Santé de le transformer en un hôpital général de 120 lits avec un service de psychiatrie. Malheureusement, les travaux n’ont toujours pas démarré.
Il est également signalé l’absence d’un poste de sécurité, privant le quartier d’un commissariat pour assurer l’ordre public et la lutte contre les vols et la criminalité croissante dans la région. Les habitants signalent au parlementaire l’absence de pharmacie. Ce qui les contraint à de longs déplacements, surtout durant la nuit, pour l’achat de médicaments ou d’une simple boîte de paracétamol.
Outre ces défaillances, il est noté l’absence d’un lieu de culte et d’une antenne municipale afin de rapprocher l’administration des citoyens. Le renforcement du transport et de la cantine scolaire est une revendication des habitants, qui sollicitent des projets d’amélioration urbaine au niveau de ce pôle résidentiel. Les abris pour les arrêts de bus et le problème persistant de l’assainissement figurent aussi parmi les revendications soulevées par le député, qui les rapporte dans sa page.
Par : Amor Z









