Par : A.A
Tomber malade dans notre pays a toujours été synonyme d’un véritable parcours du combattant. Un parcours qui commence, bien évidemment, par les soins dans les différentes structures de santé et se termine par une recherche, pas du tout évidente, des médicaments que nos médecins prescrivent. Et si le malade arrive, quand même, à se faire soigner, souvent dans la douleur, son calvaire est loin d’être terminé puisqu’il est appelé à acheter, bien évidemment, des médicaments. Une opération qui s’achève par des « illusions ». Un mot qui reflète, à notre avis, l’état d’âme du malade à cet instant. Pour rappel, la liste des médicaments introuvables sur le marché ne cesse, en effet, chaque jour de s’étendre, au grand dam des sujets atteints de maladies chroniques, notamment. ’’150 sur 280 médicaments inexistants sur le marché national, sont plus qu’indispensables’’, affirme, dans une récente déclaration à la presse, le président du syndicat national des pharmaciens d’officine (SNAPO). Et le problème ne s’arrête pas là puisqu’il est sérieusement posé si quelqu’un, ce qui est d’ailleurs très fréquent, tombe malade la nuit.
Dénicher une pharmacie assurant la permanence toute la nuit, ou durant le week-end, est loin d’être facile, et plus particulièrement pour les malades habitant certaines zones enclavées. Sur ce problème, les habitants de la nouvelle ville peuvent certainement témoigner. De minuit jusqu’à deux heurs du matin, un père de famille a désespérément cherché les médicaments prescrits pour sa fille malade. Vainement, aussi, ce dernier a tenté de chercher ailleurs, même au niveau du centre-ville. Une situation tout à fait paradoxale, puisque, généralement, une permanence est toujours garantie au centre-ville, où les conditions de travail sont nettement meilleures par rapport à d’autres, de point de vue « sécuritaire ». C’est d’ailleurs le problème soulevé par certaines officines qui refusent de travailler la nuit, si les « conditions sécuritaires » ne sont prises en charge. Le travail dans certains quartiers « chauds » de la ville relève, à dire vrai, d’une « cascade », dans tous les sens du terme.
Il est clair qu’avec la recrudescence du phénomène de la drogue, les agressions, conséquence évidente de ce fléau ravageur sur certaines pharmacies, ont sensiblement pris de l’altitude. Et c’est le malade qui paye, hélas, les frais d’une situation dont les origines sont à chercher ailleurs. De toute manière, la direction de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, avec d’autres secteurs bien sûr, est appelée à se pencher sérieusement sur ce problème. Le minimum de respect vis-à-vis du malade est recommandé. Et on ne va certainement pas empêcher les « gens » de tomber malade la nuit ou le week-end !










