À Annaba, la question de la préservation du patrimoine historique refait surface avec insistance. Parmi les sites les plus emblématiques concernés par cette problématique figure la citadelle hafside, classée patrimoine national et datant du XIIIᵉ siècle. Aujourd’hui, elle est econfronté à une situation préoccupante : le gel de son projet de restauration et de réhabilitation.
Ce blocage administratif et financier expose ce monument historique à une dégradation progressive. Le temps, les conditions climatiques et l’absence de travaux de conservation font peser un risque réel d’altération, voire d’oubli, d’un site qui constitue pourtant un témoin majeur de l’histoire médiévale de la région. Au-delà de sa valeur patrimoniale, la citadelle hafside représente un potentiel culturel, éducatif, touristique et économique important pour Annaba et les wilayas avoisinantes. Sa mise en valeur pourrait contribuer à dynamiser l’offre culturelle locale, renforcer l’attractivité touristique et soutenir la recherche académique autour de l’histoire hafside.
Malgré les efforts engagés par la direction de la Culture et des Arts de la wilaya, dans le cadre d’un programme visant la protection du patrimoine matériel et immatériel, l’absence de moyens débloqués pour ce projet précis freine toute avancée concrète. Cette situation soulève des interrogations sur les priorités accordées à la sauvegarde des sites historiques et sur les mécanismes de financement dédiés à ce secteur.
C’est dans ce contexte que le député Ali Mouilhi, élu de la wilaya d’El-Tarf du parti El Adela, a adressé une question écrite adressée au ministre des Finances.
La question écrite, déposée le 28 janvier passé, de l’élu a interpellé directement le ministre sur les mesures envisagées pour lever le gel du projet de restauration et d’aménagement de la citadelle hafside. Le député y rappelle l’importance historique du site et insiste sur les retombées positives qu’une telle opération pourrait générer à plusieurs niveaux.
Par : I.S








