Par : Chaffai Chawki
Plusieurs communes de la wilaya d’Oum El Bouaghi sont entourées de jolies forêts urbaines centenaires, seulement ces dernières sont livrées à elles-mêmes. On y trouve des ordures, des sacs en plastique, des arbres envahis par des chenilles ou déracinés par des gens inconscients de l’utilité de la verdure et du milieu écologique à l’intérieur du tissu urbain. Les forêts urbaines de la ville d’Ain Beida, située sur la RN10 en allant vers le chef-lieu de wilaya et sur le contournement reliant la capitale des Haracta et Ain Farhat, dans la commune de Zorg, sont sans aucune protection ni clôture, car on y trouve des matériaux hétéroclites jetés çà et là, des bouteilles de boissons alcoolisées et des déchets ménagers abandonnés, sans scrupule le soir par des indélicats. Certains agresseurs ont non seulement arraché des arbres, mais ils se sont autorisés de faire des extensions aléatoires sous le mutisme des uns et l’indifférence des autres. Ces chauvesouris érigent leur havre le week-end ou durant les fêtes religieuse (Aïd El Fitr et Aïd El Adha) loin des regards indiscrets. Certes, les services de sécurité chargés de la protection de l’urbanisme ont démoli plusieurs constructions illicites, mais ces personnes sans scrupules s’attaquent à la forêt urbaine puisqu’elle n’est pas vraiment protégée par la Conservation des forêts. Il y a quelques années, l’Etat a décidé d’encourager l’investissement au niveau de ces étendues vertes par la création d’espaces de loisirs et de divertissement pour les familles, comme c’est le cas de la forêt urbaine d’Ain M’Lila et Oum El Bouaghi, hélas ce programme n’a pas touché Ain Beida, El Djazia, Zorg, Berriche, Meskiana, Dhalaa…etc. Il est temps que les pouvoirs publics encouragent les investisseurs à venir nombreux dans ces régions pour créer des parcs d’attraction, des parcs animaliers et des aires de jeux pour les habitants de ces communes très peuplées, faisant partie du programme des Hauts-Plateaux.












