Par : Aimen Saheb
Plus de 150 fêtards s’étaient donnés rendez-vous pendant la nuit de jeudi dernier dans une villa à l’ex Jeanne d’arc, majoritairement drogués ou sous l’effet de l’alcool, ils participaient à une soirée comme une vraie soirée de discothèque.
La gendarmerie nationale de Skikda est intervenue à la grande satisfaction des riverains, dans les premières heures de vendredi et a mis fin à cette dérive en arrêtant plusieurs personnes.
Cette villa située au lieu-dit ‘la descente’ à l’entrée de la mythique plage, servait selon nos sources de cabaret non autorisé durant plusieurs mois, où des voyous qui se shootaient aux psychotropes qui se vendent à ciel ouvert, venaient à la rencontre de prostituées qui s’adonnaient au plus vieux métier du monde en ces lieux.
Bref, tout était permis dans les garages de cette villa -dite Namouss-, qui faisaient fonction d’un local commercial (fast-food), loués par son propriétaire à un autre commerçant. La villa a été transformée en un véritable lieu de débauche rassemblant des centaines de bandits drogués qui se bagarrent en pleine nuit provoquant l’inquiétude et la terreur dans le voisinage.
Face à cette villa, un kiosque a été érigé de façon sauvage et illégal, géré par des trafiquants de drogues, rapportent des témoignages de riverains qui n’entendent plus se laisser faire.
Perçu comme dangereux, le quartier est considéré par l’ensemble de la population comme la zone la plus sensible de Skikda. Depuis plusieurs années il est connu pour ses vendeurs de drogues, ‘’parkingueurs’’ et gangs qui sèment la terreur au milieu des habitants et particulièrement les estivants.
Les riverains ont en ras le bol et dénoncent ce qu’ils appellent l’insécurité totale qui sont en train de vivre quotidiennement. Sur la corniche, il faut rester toujours vigilent et éviter le contact avec ces groupes de gangsters inconscients, car la situation peut dégénérer à n’importe quel moment.
Les familles s’abstiennent de se balader et même le nombre des touristes est en chute libre. En conclusion, ce sont les habitants et les complexes touristiques tel que les hôtels et restaurants qui sont les victimes de l’ampleur de ce phénomène.
La dernière intervention de la gendarmerie nationale est saluée par tous les habitants de Larbi Ben M’hidi, surtout que les soirées dans cette villa représentaient une véritable agression qu’ils subissaient dans la colère et …la peur de représailles. L’installation d’un poste fixe de la Gendarmerie à ce carrefour est plus que souhaitée, même si l’urgence exige au moins un barrage fixe.











