Par : A.A
Oser parler d’un cadre de vie, proprement dit, dans ce lotissement appelé communément Sidi Amor, cela relève carrément de « l’ironie » pure et simple. Idem dans les autres parties de la nouvelle ville Massinissa. Et le comble de cette ironie du sort est la parade des vaches. Une scène digne d’un milieu rural. Ces vaches dont le propriétaire serait mystérieusement inconnu. Ce dernier a étrangement jeté son dévolu sur cette partie de la nouvelle ville de Massinissa, où les conditions, faut-il le reconnaitre tout de même, sont réunies pour la prolifération de ce genre de situations que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Il est à signaler, à ce propos, que les ordures ménagères sont éparpillées un peu partout dans ce lotissement. L’autre particularité de cette cité est les fuites d’eau qui constituent, d’ailleurs, un atout majeur pour l’élevage de ces vaches. Un problème pour lequel les habitants n’ont cessé d’alerter les services de la SEACO, mais en vain. Le taux de déperdition de cette source de vie est considérable, selon certaines estimations. Certains parlent de 20 %, voire plus de perte sèche de cette source vitale. Un véritable gâchis qui ne semble pas, d’ailleurs, déranger les services concernés par la gestion de l’eau à Constantine. Toutes les tentatives entreprises, affirme un représentant des habitants, pour redresser la situation se sont soldées, malheureusement, par un échec. Un échec dont les répercussions sur tout l’environnement du lotissement sont faciles à constater. Le constat est vraiment accablant. A proximité de ces constructions individuelles, fraichement réceptionnées, vous allez être certainement choqués par la laideur d’un cadre de vie des plus défavorables. Une dégradation totale de tous les aspects positifs qui ont, au début, marqué ce lotissement. La responsabilité des riverains, dans ce désordre, n’est pas du tout à écarter. L’incivisme de certains a également contribué à cette désolante situation que tout le monde d’ailleurs subit actuellement. Un minimum d’organisation et de civisme surtout, aurait pu sauver beaucoup de choses dans cette cité où prolifèrent, aujourd’hui, les moustiques, les chiens errants, les rats et autres rongeurs. Et il est temps, peut-être, que tout ce désordre s’arrête et qu’on réfléchisse sincèrement à une véritable stratégie urbaine de la ville à laquelle il faut associer des sociologues et des spécialistes en aménagement du territoire.









