La réforme territoriale promulguée par le président Abdelmadjid Tebboune redéfinit la carte administrative du pays et ouvre une phase de transition encadrée.
La nouvelle loi signée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, introduit un remaniement majeur du découpage administratif de l’Algérie. Publié dans le Journal officiel n°25, le texte complète la loi n°84-09 et porte à 69 le nombre total de wilayas, tandis que le nombre de communes atteint désormais 1541. Cette réorganisation s’inscrit dans une volonté de moderniser la gestion territoriale et de rapprocher l’administration des citoyens, en particulier dans les zones éloignées.
Selon le gouvernement, l’élargissement du maillage administratif vise à mieux répartir les missions de l’État, à renforcer l’équité territoriale et à offrir une prise en charge plus efficace des besoins locaux.
Une courte phase transitoire
La loi prévoit une période transitoire destinée à assurer une continuité dans le fonctionnement des institutions. Durant cette étape, les wilayas dites « d’origine » conservent leurs missions habituelles et restent responsables de la gestion courante des services publics.
Les walis des wilayas mères demeurent chargés du suivi des administrations locales, de la supervision des établissements publics et de l’exécution des budgets, y compris les budgets complémentaires votés pour l’année 2026. Cette organisation temporaire permettra d’installer progressivement les nouvelles structures administratives, sans perturber le fonctionnement des collectivités.
Le dispositif vise à éviter toute rupture administrative et à garantir un accompagnement efficace des services jusqu’à ce que les nouvelles wilayas soient totalement opérationnelles.
Un transfert de compétences encadré à fin 2026
La réforme prévoit ensuite un transfert progressif des prérogatives vers les walis nouvellement nommés dans les nouvelles circonscriptions administratives. Ce processus devra être entièrement achevé d’ici le 31 décembre 2026, date à laquelle les nouvelles wilayas devront assumer pleinement leurs missions institutionnelles.
Selon la loi, les wilayas d’origine continueront d’exécuter les crédits inscrits dans la loi de finances 2026, notamment ceux destinés au fonctionnement des futurs conseils exécutifs. Des ajustements seront ensuite apportés pour adapter la répartition des ressources financières aux besoins réels de chaque nouvelle entité territoriale.
Avec cette réforme, l’État algérien engage une transformation profonde de son organisation locale. L’objectif est de renforcer l’efficacité administrative, d’améliorer la gouvernance territoriale et de répondre plus rapidement aux attentes des citoyens sur l’ensemble du territoire national.
Par : S.A.B









