Salima Mimoune signe un nouvel ouvrage poignant, Nom de guerre Dalila, qui retrace les mémoires de la moujahida Yamina Brahimi, connue sous le nom de Dalila au maquis.
« Nom de guerre Dalila » ne se limite pas à la description des combats armés. Il raconte aussi l’après-guerre et la continuité de l’engagement de Yamina Brahimi, qui a su imposer sa voix dans un monde d’hommes et occuper des fonctions politiques inédites pour une femme dans les années soixante-dix. Présidente d’APC de Dar El Beïda, vice-présidente et conseillère à plusieurs reprises, elle incarne une autre forme de combat : celui des droits des femmes à être actrices majeures du destin de leur nation.
Née en 1940 à Aïn Defla, Dalila incarne une page héroïque de l’Histoire algérienne. Adolescente, elle déposait des bombes et traversait le Chélif en crue pour rejoindre ses compagnons de lutte, affrontant des dangers qui auraient découragé les plus aguerris. Son parcours dans les monts du Zaccar et de l’Ouarsenis fut un enchaînement d’épreuves et de bravoure, qui révèle le courage et l’engagement d’une jeune femme déterminée à défendre la liberté de son pays.
Publiée chez Casbah Éditions, le livre bénéficie d’une postface de l’historien Daho Djerbal, qui souligne la portée historique et mémorielle de ce témoignage. En redonnant voix à Dalila, Salima Mimoune poursuit sa mission : préserver de l’oubli celles et ceux que l’Histoire officielle tend parfois à effacer.
Cet ouvrage est à la fois un hommage aux martyrs et aux moujahidines. Il met en lumière les anonymes, celles et ceux que l’Histoire tend à oublier, et réaffirme la nécessité de transmettre ces parcours exceptionnels aux nouvelles générations.
Par : R.C









