Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a arrêté ce lundi, la décision n°345 concernant les critères de sélection à l’accès au programme de mobilité de courte durée à l’étranger, notamment pour les stages de perfectionnement et les séjours scientifiques.
Si le texte affiche la volonté de renforcer la qualité de la recherche et la visibilité internationale des universités algériennes, plusieurs enseignants ont mis en exergue les bouleversements qu’il apporte notamment dans la répartition des quotas.
La nouvelle décision modifie en effet de manière significative l’organisation des mobilités universitaires. Selon son article 5, 90 % des quotas sont désormais consacrés aux stages de perfectionnement, dont 80 % réservés aux enseignants-chercheurs, enseignants hospitalo-universitaires et chercheurs permanents et 10 % destinés aux personnels administratifs et techniques.
Les 10 % restants des quotas globaux englobent désormais plusieurs catégories, à savoir les séjours scientifiques de courte durée, la participation aux manifestations scientifiques internationales, ainsi que certains stages au profit des doctorants.
Une nouvelle répartition plus équilibrée, ont estimé plusieurs enseignants universitaires sur les réseaux sociaux. De plus, certains universitaires estiment aussi que le nouveau système renforce la centralisation des décisions au niveau de la tutelle, dans la mesure où la plupart des stages doivent dès lors s’inscrire dans des programmes spécifiques élaborés par le ministère.
Ils évoquent entre autres la suppression de certains types de mobilité clairement établis dans le texte de 2024, notamment les missions relatives à la coopération internationale ou à la conclusion d’accords universitaires, considérant que cette décision réoriente fortement les mobilités vers les stages de perfectionnement, au détriment des activités scientifiques internationales.
Dans ce sens, le Conseil National des personnels du secteur, affilié au SNAPAP a affirmé, dans un communiqué, qu’il avait exprimé des réserves sur l’article 5 du texte, puisqu’un quota de 12 % avait été convenue lors des réunions consacrées à la préparation de cette décision, alors que finalement il a été fixé à 10 %. Des réserves ont également été émises, ajoute le syndicat, «concernant la destination des stages, dans le souci de garantir une répartition juste et équilibrée des opportunités entre les différentes catégories d’employés et les établissements du secteur».
A noter, que ces programmes de perfectionnement à l’étranger visent, à «encourager la formation et l’encadrement dans les domaines d’excellence», «promouvoir les publications scientifiques dans les revues internationales» et «améliorer la visibilité internationale des établissements algériens d’enseignement supérieur et de recherche scientifique».
Il est aussi question de «soutenir l’innovation» et «encourager l’enseignement en langue anglaise en favorisant l’orientation vers les pays anglophones et les formations dispensées en anglais dans toutes les spécialités».
Par : Elyas Abdelbaki












