Le patrimoine antique de la wilaya de Mila attire une attention renouvelée. Un projet d’étude et de protection vient d’être lancé pour le site romain de Hammam Beni Guecha, tandis que les travaux d’urgence dans la Vieille ville de Mila atteignent leur phase finale, témoignant de la volonté des autorités de préserver l’histoire et l’architecture locales.
Le chef du service du Patrimoine à la direction de la Culture et des Arts, Lezghed Chiaba, a annoncé l’imminence du lancement des procédures administratives pour la protection du site archéologique. Doté d’une enveloppe de 40 millions de DA, ce projet, inscrit au titre de l’exercice 2025, vise à consolider et sécuriser ce complexe thermal romain, découvert en 1923 après avoir été enfoui durant 16 siècles, selon les recherches du chercheur Vallet.
Ce vestige demeure un témoin précieux de l’histoire régionale. Bien que les historiens n’aient pas pu établir une datation précise, l’importance architecturale du site impose le respect. S’étendant sur plus de 2,6 ha, le monument s’organise autour d’une cour rectangulaire pavée, entourée de galeries cotonnées et de chambres qui témoignent de l’ingénierie hydraulique romaine. Les travaux de protection visent aujourd’hui à préserver les blocs massifs et les pans de murs encore debout, afin de sauvegarder ce patrimoine unique pour les générations futures.
Parallèlement, la Vieille ville de Mila connaît une dynamique de restauration intense. Les travaux d’urgence, destinés à sécuriser le secteur sauvegardé, ont franchi la barre des 85% et devraient s’achever avant la fin du trimestre en cours. Une enveloppe de 200 millions de DA a été mobilisée par les autorités pour consolider les habitations et les murs menaçant ruine, réhabiliter les façades et les réseaux divers, dégager les structures anciennes et aménager les circuits touristiques intra-muros.
Le chantier de réhabilitation de la mosquée de Sidi Ghanem, également appelée Abou Al-Mouhajir Dinar, progresse de manière significative avec un taux de réalisation de 55%. Les interventions portent sur la restauration des murs, de la toiture et des colonnes, tout en respectant scrupuleusement l’aspect originel de ce monument fondé en l’an 59 de l’Hégire, soit 670 après J.-C. Ce projet vise à préserver l’un des plus anciens édifices religieux et historiques d’Afrique du Nord, consolidant la position de Mila comme pôle majeur du tourisme culturel.
Par : Amina A









