Par : Chebout Hamoudi
L’unité ELATEX, ex-SONITEX, réalisée durant les années quatre-vingts, avec un coût approximatif de 400 milliards, jadis fleuron de la région, devant employé 806 personnes en 3/8, a démarré avec deux équipes au lieu de trois, englobant un effectif de 460 agents, toutes spécialités confondues, sur une superficie globale de 16 hectares dont 4,3 ha couverts.
Cette unité qui avait pour mission de produire la laine synthétique destinée à deux autres unités, Ain Beida et Tébessa, traitait aussi la laine naturelle importée de Nouvelle Zélande et d’Australie, en opération de lavage-peignage
En 1996, il y a eu la fermeture provisoire dans des circonstances que beaucoup parmi ses cadres qualifient d’obscures, c’était le temps des réformateurs qui ont, par leur politique bidon, bradé la majorité du tissu industriel national. Et, 2006, sa fermeture définitive a été prononcée.
Cet état de fait a poussé beaucoup d’autochtones à réfléchir et surtout à présenter des plans de sauvegarde aux autorités, dont la plupart concerne la reconversion ou la cession de cette dernière a l’Armée nationale populaire dans le but d’en faire une unité de transformation ou autre. L’idée de la verser au ministère de l’Enseignement supérieur pour en faire un institut a germé, mais est restée sans suite.
On n’en parle que lors des campagnes électorales présidentielles, dont la dernière lors du quatrième mandat par le biais d’un ministre de l’Economie, qui a annoncé la signature imminente d’un contrat de partenariat avec les Turcs était aussi un leurre.
Depuis, plus rien. On a beau attirer l’attention des différents walis d’Oum El Bouaghi, auxquels des suggestions ont été faites d’organiser une semaine dédiée à l’investissement à Meskiana, rien que des fausses promesses.
L’état actuel de ce complexe se dégrade de jour en jour, aucune perspective ni vision de la part des décideurs, point d’investisseurs, étrangers ou nationaux, sauf l’idée saugrenue de la partager en petits lots qui seront par la suite octroyés dans le cadre de l’investissement.
Les citoyens de Meskiana, après la fermeture de cette unité, qui déboursait mensuellement une masse salariale dépassant le milliard, ont vu leurs revenus se volatiliser tout comme les promesses des différents ministres, quant à son éventuelle réouverture.
L’Etat algérien est interpellé afin de trouver une solution salvatrice, qui permettra sûrement la création d’emplois réels, et atténuera un tant soit peu le chômage chronique dont souffre cette ville.
Actuellement, seuls les pigeons et les serpents occupent cet ex-fleuron de l’industrie












