Malgré l’ampleur du phénomène du commerce illicite et les complicités, plusieurs artères principales de Souk-Ahras ont retrouvé leur quiétude d’antan. Moins de d’imondices, moins de batailles rangées… et la circulation devient de moins en moins contraignante.
Charaf-Eddine est un commerçant qui devait quotidiennement cohabiter avec des voisins encombrants qui étalaient leurs marchandises le long du trottoir au point où ses propres clients devaient humblement demander aux indus-occupants l’autorisation d’accéder à son magasin. “La situation était intenable et les complicités étaient une réalité (…).
Je dirais même que certaines parties laissaient intentionnellement évoluer ce phénomène”, a-t-il déclaré. Dans ces espaces qui échappent au contrôle évoluaient également d’autres fléaux ravageurs tels que la vente d’objets volés, les agressions, l’escroquerie et plusieurs autres activités illégales. L’offensive des pouvoirs publics, favorablement accueillie par la population locale, a produit les effets escomptés, notamment la rupture avec les opérations sporadiques et conjoncturelles d’autrefois et la mise en confiance des citoyens.
Réunion avec le chef de l’Exécutif….
Les autorités locales semblent résolument décidées à endiguer le fléau des espaces publics squattés par les commerçants informels au chef-lieu de la wilaya de Souk-Ahras. Démolitions ininterrompues des kiosques illicites, présence permanente des agents de l’ordre public, saisie systématique de la marchandise étalée sur les trottoirs… et autant d’autres mesures adoptées depuis quelques mois pour dissuader les récalcitrants, ont donné des résultats probants.
Le wali de Souk-Ahras qui a présidé, dimanche, une réunion de travail au niveau de son cabinet, a rappelé que le programme de libération des artères principales des étals de fortune continue et a, encore une fois, mis en relief l’inévitable orientation des commerçants ambulants vers les marchés de proximité et les espaces adaptés. Un travail de sensibilisation doit être fait par les élus locaux afin de joindre aux mesures dissuasives, des solutions objectives au fléau.
L’organisation de l’activité commerciale, selon le même responsable, doit aussi tenir compte des mesures d’hygiène et de prévention, à l’instar de l’aménagement des issues de secours, les voies d’accès pour les personnes impotentes, l’aération, entre autres. Il a critiqué les atteintes à l’environnement et à l’hygiène de la ville à cause du non-respect de la loi. Lors de cette même réunion, le premier responsable de l’exécutif a donné des instructions pour la mise en valeur des biens communaux et leur exploitation dans le but de les rentabiliser au profit de la commune de Souk-Ahras.
Par : Abderrahmane.D












