Par : Hamid Daoui
Avec la reprise de la mobilisation autour du logement public locatif (social), les réseaux sociaux s’animent et des postulants du bidonville « Bessif » du bourg de Guettar-El-Aïch manifestent bruyamment par des barrages de la route avec des matériaux hétéroclites et des pneus enflammés pour faire valoir leurs revendications légitimes.
Pour ce bidonville, composé de plusieurs centaines de gourbis numérotés et recensés, c’est une véritable plaie béante de concentration de plusieurs maux et fléaux sociaux accompagnant la vie de misère insupportable et indescriptible dans un amas d’habitats de fortune juxtaposés les uns contre les autres. Couverts de plaques d’amiante ondulées cancérigènes, ils sont alimentés par une toile d’araignée de câbles électriques piratés pendants et portés par un tube ferreux tordu en guise de poteau. Le tout, sans aucune autre commodité d’eau potable ni de réseau d’assainissement et encore moins d’aération des foyers dont les occupants sont exposés à tous les risques sanitaires de pathologies diverses, de surcroit d’épidémies et propagation microbienne ou virale dans un contexte qui s’y prête à merveille avec les variants de la Covid-19.
Toutefois avec les conditions sommaires décrites et constatées sur place dans la matinée d’avant-hier, l’éradication de ce bidonville qui remonte aux années 2010, s’impose. Toutes les familles occupantes devraient être relogées en priorité absolue, d’autant que leurs demandes répondent largement aux conditions et critères d’accès au bénéfice de logement public locatif énoncés par ailleurs dans le décret 08/142, toujours en vigueur !
Interrogé, un travailleur exerçant dans une entreprise publique qui, après avoir quitté son premier emploi de la mairie de Constantine, occupant ces lieux sinistrés depuis plus de 7 années, se dit très malheureux d’habiter dans ces conditions misérables et inhumaines où, le plus souvent, voire régulièrement, il s’absente de son boulot pour accompagner sa femme ou ses enfants malades chez le médecin à la policlinique d’El-Khroub ou à la nouvelle ville Ali Mendjeli, sa nouvelle circonscription administrative ! Poursuivant ses propos coléreux, il avoue qu’on lui a proposé de verser une somme de 12 millions en contrepartie du bénéfice d’un logement et il a refusé cette corruption, qui est devenue courante par ailleurs et signalée un peu partout, conclut notre interlocuteur, révolté par cette malédiction de toutes parts !
En effet, ce phénomène de la corruption est devenu un sport favori qui gangrène la société et les institutions de L’État à tous les niveaux et ce, durant toutes les distributions de logements sociaux avec diverses complicités multiples, y compris de ceux issus de la représentation officielle désignée, élue ou autoproclamée des demandeurs de logements !









