Cette année le Ramadan s’annonce particulièrement animé. Fidèle à sa vocation d’espace artistique et culturel, le Théâtre Régional Azzedine Médjoubi déploie une programmation intense où se croisent comédie, théâtre engagé, musique patrimoniale et hommages. Chaque soirée, programmée à 21h30, entend offrir au public un espace de détente et de réflexion après la rupture du jeûne.
La première semaine s’ouvrira le lundi 23 février avec une escale humoristique dans le cadre de l’initiative «El massrah fi rihab el Jamiaa» (Le théâtre à l’université). L’artiste Kamel Eddine Ferad y présentera son spectacle «Quasret Bouankoum». Dès le lendemain, mardi 24 février, la comédie «Serak ma yesrak Serak» (Un voleur ne vole pas un voleur), écrite et mise en scène par Salah Eddine Turki, prendra le relais. Cette production de la coopérative culturelle «El Massil des Arts et des Lettres» de Constantine s’inscrit dans une dynamique de circulation des œuvres entre les wilayas.
Le jeudi 26 février, «Rass El khit» (Le Bout du fil) mis en scène par Abdelghani Chentouf et produit par l’Association culturelle Fan El Ibdaâ de Sétif, viendra enrichir l’affiche théâtrale. Le samedi 28 février sera, quant à lui, marqué par un temps mémoriel avec un hommage rendu à la famille du regretté cheikh Mohamed Bouhara, à l’initiative de l’Assemblée populaire communale d’Annaba, en coordination avec le Théâtre Régional Azzedine Medjoubi.
La programmation se poursuivra le mercredi 4 mars avec une soirée consacrée au patrimoine Aïssaoua, illustrant l’ancrage de l’institution dans la valorisation des expressions traditionnelles. Le jeudi 5 mars, retour au théâtre avec «El fess fe Rass» (La hache sur la tête), écrite et mise en scène par Fouad Ben Ahmed, produite par le Théâtre Régional Sakina Mekkiou de Skikda en collaboration avec l’Association culturelle El Basma.
Le dimanche 8 mars, une soirée artistique marquera la Journée internationale des droits des femmes. Le jeudi 12 mars, le public retrouvera la musique avec Abdelhak Messaïd dans le registre chaâbi et Yacine Reffas dans le malouf, deux styles ancrés dans la mémoire musicale nationale.
Enfin, le dimanche 15 mars, la scène accueillera la cérémonie de remise des prix du Grand Concours de Ramadan, organisée par l’APC d’Annaba en coordination avec le Théâtre régional.
À travers ce programme riche et varié, le Théâtre d’Annaba affirme une nouvelle fois son rôle central de la vie culturelle locale, conjuguant ainsi création, patrimoine et reconnaissance des talents.
Par : S.A.K












